basketnews 600

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KÉVIN SÉRAPHIN : « ÇA NE ME MONTE PAS À LA TÊTE » D.R. L’HEBDO DU BASKETBALL JEUDI 19 AVRIL 2012 - N°600 BasketNews n°600 - jeudi 19 avril 2012 www.basketnews.net 3:HIKNMF=WUXUU^:?a@q@k@a@a; M 03252 - 600 - F: 3,00 E JACQUES MONCLAR « PAS LE CHAMPION DU MONDE DE LA DIPLOMATIE » EUROCUP… MANNHEIM… LE HAVRE… LIMOGES… PLAYOFFS LIGUE FÉMININE… MEMPHIS GRIZZLIES… PAPE BADIANE

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L'hebd du basket

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Page 1: BasketNews 600

KÉVINSÉRAPHIN :

« ÇA NE ME

MONTE PAS

À LA TÊTE »

D.R.

L’HEBDO DU BASKETBALL

JEUDI 19 AVRIL 2012 - N°600

BasketNews n°600 - jeudi 19 avril 2012

www.basketnews.net

3:HIKNMF=WUXUU^:?a@q@k@a@a;M 03252 - 600 - F: 3,00 E

JACQUES MONCLAR

« PAS LE CHAMPIONDU MONDE DE

LA DIPLOMATIE »

EUROCUP… MANNHEIM… LE HAVRE… LIMOGES… PLAYOFFS LIGUE FÉMININE… MEMPHIS GRIZZLIES… PAPE BADIANE

Page 2: BasketNews 600

02 MÉDIAS

MICHAËL RIGOLLET (JOURNALISTE AU JOURNAL DE SAÔNE ET LOIRE)

« L’ENGOUEMENT EST LÀ »

Autour du terrain

Pluvy et les wild cardsInterrogé par Le Dauphiné Laurent Pluvy, entraîneur de Saint-Vallier, « hésite entre scepticisme et fatalisme, doute et ironie » à propos de la refonte des championnats annoncée pour la saison 2013-14 avec la possibilité de deux invitations en Pro A. « Cette nouvelle formule et notamment le système de wild card n’a pas fi ni de faire jaser. On a le sentiment que les dés sont pipés d’emblée, que les cartes ont été rebattues à dessein. Que l’on fasse en sorte de tendre la main à des bastions du basket français tels que Pau-Orthez ou Limoges, passe encore. S’il s’agit de «favoriser» des clubs comme Nantes ou Bordeaux, sans âme ni histoire, ça me paraît en revanche beaucoup plus contestable. Une fois encore, les instances fédérales et la

Ligue fonctionnent en vase clos et ne nous consultent pas. »

ClydePas facile de porter ce type de veste au bureau. Elle va en revanche à merveille à Walt « Clyde » Frazier, champion NBA 70 et 73 avec New York et qui est consultant pour MSG Network qui retransmet les matches des Knicks.

Point d’HistoireC’est offi ciellement une commission de la

Fédération Internationale (FIBA) regroupant cinq personnes dont le Français Robert Busnel, réunie durant l’Euro ’57, qui décida de la création d’une première compétition pour les clubs en Europe, la Coupe d’Europe

des clubs champions. Contacté par nos soins Jacques Marchand, 92 ans, qui fut

le rédacteur en chef de L’Equipe concernant le basket, le hand, le volley, la boxe et le cyclisme, nous

confi rme que son journal a joué un rôle prépondérant dans ce lancement. « Chose curieuse et ignorée l’initiative

a été prise à l’origine par la rubrique basket, sans l’accord de la direction

du journal et même contre le gré à l’époque de la fédération française et de

Robert Busnel. » La première édition de 1957-58

Lu, vu et entendu Par Pascal LEGENDRE

Les bons résultats de l’Élan ont-ils amené ton journal à augmenter son traitement sur le club ?

Pour la pagination c’est diffi cile à évaluer car on est passé au format tabloïd

depuis deux ans. Le sport en Saône et Loire ne se porte pas très bien puisque quand j’ai débuté au journal en 2003 Gueugnon était en Ligue 2 de foot et Louhans-Cuiseaux en National, ils sont descendus en DH et en CFA2. Le rugby était en Fédérale 1 il y a encore deux ans, il est en Fédérale 3 après avoir déposé le bilan. Ce qui est sûr c’est qu’à la rédaction sportive, on met plus de moyens sur le basket même si on est passé de six à cinq journalistes dont quatre écrivent sur l’Élan. Excepté Pau, on a fait tous les déplacements, y compris les huit en Coupe d’Europe. Et à domicile on a systématiquement deux rédacteurs au lieu d’un, plus un jeune pigiste qui fait le tableau de stats. Nous avons la chance aussi que notre chef, Pierre Desbois, soit mon prédécesseur sur le basket et porte un intérêt à ce sport. De même, le rédacteur en chef adjoint, Frédéric Bouvier, est l’ancien chef de la rédaction sportive du Bien Public, ce qui peut aussi faciliter les choses lorsque l’on veut mettre en lumière le basket-ball dans le JSL.

Le Final Four de l’EuroChallenge en Hongrie, à Debrecen, est-ce important pour la ville de Chalon ?Avec Internet c’est plus facile de mesurer l’intérêt de notre lectorat, et il s’avère que les comptes-rendus de Coupe d’Europe sont davantage lus que ceux de championnat. C’est vrai aussi qu’avec lnb.fr, lequipe.fr, basketnews.net, plus la télé, pour le passionné de basket il y a beaucoup d’offres pour la Pro A. Il y en a moins sur l’EuroChallenge et c’est dans le Journal de Saône et Loire qu’ils vont trouver l’information sur deux pages avec des échos. L’engouement y est, même si la plus petite affl uence a été enregistrée pour le quart contre Roanne, il n’était pas prévu dans les abonnements, certains ont attendu inconsciemment une belle éventuelle, et puis des Chalon-Roanne il y en a eu quatre en un mois. Les gens ne font pas la différence entre l’Eurocup et l’EuroChallenge, pour eux c’est une demi-fi nale de Coupe d’Europe.

Quelle va être votre couverture ?Exceptionnellement on va être deux rédacteurs et on partira dès le mercredi (la demi-fi nale est le vendredi) avec les joueurs. Il faut savoir que d’ordinaire un mardi de Coupe d’Europe j’écris 8.000 signes plus les photos. Là on va pouvoir

mettre le plus de choses possible sur Internet, des photos, un live sur la fi nale. C’est le 100e match européen de l’Élan, c’est pour ça aussi que l’on va mettre les bouchées doubles.

L’ensemble des articles de la rubrique basket sont-ils en ligne (*) et dans quel but ?Nous les journalistes on est un peu partagés sur ce point de vue. C’est une politique au niveau du groupe puisqu’on est à Est Bourgogne Médias, on a fusionné avec Le Bien Public. À un moment donné il n’y avait plus l’intégralité des articles en ligne dans le but à terme de faire payer. Ils ont fait marche arrière en remettant l’intégralité. C’est plus à ma direction de répondre mais je sais que c’est pour tuer la concurrence des sites Internet gratuits qui existent en Saône et Loire. Sans être prétentieux, pour nous sur le plan basket, il n’y a pas de concurrence de la part du site qui existe sur Chalon qui fait un copier/coller du compte-rendu du site Internet du club. Notre site marche très bien, ça rapporte des revenus publicitaires en plus mais c’est évident qu’il y a beaucoup de gens qui nous disent qu’ils ne lisent le journal que sur Internet, même si on a en valeurs ajoutées sur le papier le tableau de stats, des classements. ■(*) Lejsl.com

Le Journal de Saône et Loire met ses habits du dimanche pour couvrir le Final Four de l’EuroChallenge avec l’Elan Chalon.

Propos recueillis par Pascal LEGENDRE

TélévisionJeudi 19 avril

02h00 Ma Chaîne Sport Boston – Orlando (NBA)

04h30 Ma Chaîne Sport Golden State – Lakers (NBA)

07h00 Ma Chaîne Sport Boston – Orlando (NBA, rediff.)

08h45 Ma Chaîne Sport Golden State – Lakers (NBA, rediff.)

16h15 Ma Chaîne Sport Boston – Orlando (NBA, rediff.)

18h00 Ma Chaîne Sport Golden State – Lakers (NBA, rediff.)

18h00 Sport + NBA Live

Vendredi 20 avril

02h05 Orange Sport Miami – Chicago (NBA)

04h30 Ma Chaîne Sport Phoenix – L.A. Clippers (NBA)

07h15 Orange Sport Miami – Chicago (NBA, rediff.)

07h30 Ma Chaîne Sport Phoenix – L.A. Clippers (NBA)

09h00 Sport + FIBA World Basket

14h45 Eurosport 2 Finale (EC, rediff.)

15h30 Orange Sport Miami – Chicago (NBA, rediff.)

15h45 Sport + NBA Live

19h25 Sport + Paris – Cholet (Pro A)

Samedi 21 avril

08h00 Sport + Paris – Cholet (Pro A, rediff.)

16h15 Ma Chaîne Sport Cleveland – New York (NBA, rediff.)

20h25 Sport + Roanne – Nancy (Pro A)

Dimanche 22 avril

01h00 Ma Chaîne Sport Indiana – Philadelphie (NBA)

02h00 Orange Sport Chicago – Dallas (NBA)

03h30 Ma Chaîne Sport Cleveland – New York (NBA, rediff.)

08h30 Ma Chaîne Sport Indiana – Philadelphie (NBA, rediff.)

10h50 Orange Sport Chicago – Dallas (NBA, rediff.)

14h45 Ma Chaîne Sport Indiana – Philadelphie (NBA, rediff.)

21h30 Sport + L.A. Lakers – Oklahoma (NBA)

Lundi 23 avril

10h00 Ma Chaîne Sport Le match de la semaine (NBA, rediff.)

11h45 Ma Chaîne Sport Miami – Houston (NBA, différé)

16h45 Sport + NBA Live

17h15 Ma Chaîne Sport Miami – Houston (NBA, rediff.)

18h45 Sport + L.A. Lakers – Oklahoma (NBA, rediff.)

Mardi 24 avril

00h00 Ma Chaîne Sport Miami – Houston (NBA, rediff.)

07h15 Orange Sport San Antonio – Portland (NBA)

08h00 Ma Chaîne Sport Le match de la semaine (NBA, rediff.)

16h25 Orange Sport San Antonio – Portland (NBA, rediff.)

20h05 Orange Sport Planète NBA

Mercredi 25 avril

02h30 Orange Sport Miami – Boston (NBA)

03h15 Ma Chaîne Sport Utah – Phoenix (NBA)

07h15 Ma Chaîne Sport Utah – Phoenix (NBA, rediff.)

07h15 Orange Sport Miami – Boston (NBA, rediff.)

16h25 Orange Sport Miami – Boston (NBA, rediff.)

19h00 Ma Chaîne Sport Tribune NBA

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Page 3: BasketNews 600

03 ZONE-MIXTE

OUIPar Jérémy BARBIER

Que personne n’ait jamais réalisé le doublé ne doit pas empêcher les votants de plébisciter le coach de l’année en titre. Une demi-douzaine de levées avant la clôture de

cette saison tronquée, les Bulls fi laient tout droit vers le meilleur record de la ligue (46-14). Déjà leader sur les deux conférences en 2011 (62-20), la défense la plus redoutée du championnat gagne 76,1% de ses rencontres depuis que l’ex-assistant des Celtics a pris le job. Ce n’est pas assez convaincant ? Autant que les chiffres, les conditions actuelles honorent celui qui est devenu le coach le plus prompt à décrocher 100 victoires en carrière. Quelle équipe peut en effet se passer de son franchise player – MVP en titre qui plus est – plus du tiers de la saison sans perdre son mordant défensif (88,8 pts encaissés contre 91,3 l’an passé) ni la consistance de ses résultats ?D-Rose out, Chicago n’a pas calé (16-7), pas plus quand Rip Hamilton, starter majeur recruté à l’intersaison, a passé trente-huit matches à l’infi rmerie ou lorsque Luol Deng, All-Star trahi par un poignet, s’est absenté neuf rencontres. À dix jours des playoffs, « Thib » n’avait pu sortir son cinq idéal qu’à douze reprises (10-2). Et pourtant, Chicago comptait lundi quatre victoires d’avance sur les Three Amigos où seul Dwyane Wade a manqué plus de trois parties (13). À la manœuvre d’un système visiblement plus fort que les hommes qui le composent, Tom Thibodeau peut substituer ses stars en sublimant des starters par défaut. Les modestes C.J. Watson, John Lucas, Ronnie Brewer ou Omer Asik ont ainsi connu tour à tour leur quart d’heure de gloire pour aider leur franchise à se maintenir au plus haut. Meilleure équipe NBA sur la route (22-8), Chicago possède également le plus fort écart moyen de la ligue (+7,9). Et le principal artisan de ce petit tour de force ne mériterait pas d’être récompensé ? ■

NONPar Yann CASSEVILLE

Et Frank Vogel, qui a placé Indiana 3e à l’Est ? Et Lionel Hollins à Memphis, qui a dû composer avec la blessure de Zach Randolph ? Et Doug Collins à Philadelphie, qui a transformé les 76ers en défense n°1 ? Les candidats au trophée sont nombreux et je place Tom Thibodeau en n°2 mais un nom trône en haut de ma short list : Gregg Popovich (coach de l’année 2003).Certes Chicago est 1er de l’Est – comme l’an dernier. Mais l’Ouest est bien plus fort (10e à l’Est : Detroit, 22-38 ; à l’Ouest : Utah, 31-30) aussi la 2e place de San Antonio dans sa conférence m’impressionne plus. Certes les Bulls ont joué 22 matches sans Derrick Rose. Mais il leur restait leur identité : la défense. Les Bulls n’ont pas changé en un an. Les Spurs ? Pas épargnés par les blessures. Ginobili a raté 30 matches, Splitter 7, Duncan 4, Parker 4 ; seul Danny Green a toujours été en tenue. Popovich a également dû faire face à la retraite en cours de saison de T.J. Ford, back-up de TP. Popovich a également dû intégrer trois joueurs EN MÊME TEMPS dans sa

rotation (Diaw, Jackson, Mills). Et San Antonio a changé.En mars les Spurs ont été l’attaque n°1, du jamais vu depuis 1996 que Pop’ est à la barre. Le jeu pratiqué, vif, léché, impliquant chaque joueur, est un régal. Sur certaines rencontres 13 Spurs ont passé entre 10 et 25 minutes sur le parquet. Popovich a également choisi de lâcher des matches pour faire reposer ses stars, si bien que Tim Duncan semble revenu en 2007. Bref, Popovich a donné une leçon de managérat autant que de coaching. Au fait, dans l’Histoire, nul n’a gagné deux fois de suite ce trophée. Phil Jackson, 11 bagues, n’en a remporté qu’un. Red Auerbach, l’homme qui a donné son nom au trophée, idem. Et Thibodeau devrait rafl er deux fois la mise pour ses deux premières saisons ? Non, si un coach doit obtenir une 2e fois cette récompense, c’est bien Gregg Popovich. ■

TOM THIBODEAU DOIT-IL CONSERVERSON TITRE DE COACH DE L’ANNÉE ?

27%

17%13%

10%8% 7%

2% 2% 1% 1%

12%

regroupa 22 équipes, l’ASK Riga remporta le premier de ses trois titres et L’Équipe fournit au vainqueur le trophée.

Mea culpa« On n’a pas été à la hauteur. J’ai envie de reprendre ma place dans l’équipe. Quand je vois que je n’ai marqué que 3 points à Calais, j’ai honte de moi. Il faut que j’arrête de me dire que j’ai mal à l’épaule et que je joue mon jeu. » Le mea culpa dans L’indépendant de la capitaine Pauline Jannault-Lo suite à l’incroyable déroute de Perpignan, leader de la L2, à Calais, 33 à 66. « En plus on s’était préparé à la guerre, alors que les fi lles de Calais n’ont pas été méchantes du tout. Elles ont simplement fait de la zone presse… »

GloireMéphisto du Paris-Levallois est plus que jamais le supporter de basket le plus connu de France après avoir fait la couverture de… Courrier International.

C’est aussi un contributeur régulier de cette rubrique ; le voici avec Philippe Hervé d’Orléans. Qui est la superstar des deux ?

Lu, vu et entendu Par Pascal LEGENDRE

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Autres

Sondage

Quelle est votre franchise NBA préférée ?

Sondage réalisé sur www.basketnews.net. 1.489 réponses, décompte arrêté mardi.

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04 SOMMAIRE

BasketNewsDirecteur De la publication : Gilbert CARON Directeur De la réDaction : Pascal LEGENDRE ([email protected]) réDacteur en chef : Fabien FRICONNET ([email protected]) réDacteur en chef-aDjoint : Thomas BERJOAN ([email protected])

baSKetneWS eSt éDité par norac preSSe (capital : 25 000 euros)Siège Social : 3 rue de l’Atlas – 75019 PARIS. téléphone : 02-43-39-16-21principaux aSSociéS : Print France Offset, Le Quotidien de Paris éditions, Investor.

RÉDACTION DE PARIS3 rue de l’Atlas - 75019 Paris / téléphone : 01 44 52 58 00 / fax : 01-40-03-96-76

JOURNALISTES Jérémy BARBIER, Thomas BERJOAN, Yann CASSEVILLE (58 00), Fabien FRICONNET, Florent de LAMBERTERIE (58-03), Pascal LEGENDRE (02-43-39-16-26), Antoine LESSARD, Pierre-Olivier MATIGOT, Laurent SALLARD (58-02).

RÉDACTION AUX USA Pascal GIBERNÉ (New York).

CORRESPONDANTS À L’ÉTRANGER David BIALSKI (USA), Giedrius JANONIS (Lituanie), Kaan KURAL (Turquie), Pablo Malo de MOLINA (Espagne), Streten PANTELIC (Serbie), Bogdan PETROVIC (Serbie); Yannis PSARAKIS (Grèce), Sran SELA (Israël), Stefano VALENTI (Italie).ont collaboré à ce numero : Claire PORCHER, Gaétan SCHERRER et Rémi REVERCHON.Secrétaire De réDaction : Cathy PELLERAY (02-43-39-16-21 - [email protected])

RÉALISATiON GRAPHIQUE conception charte graphique : Philippe CAUBIT (tylerstudio) Direction artiStique : Thierry DESCHAMPS (Zone Presse)

ABONNEMENTS :Laurence CUASNET (02-43-39-16-20, [email protected])Norac Presse – Service abonnements – B.P. 25244 – 72005 LE MANS CEDEX 1

Directeur marKeting et promotion Frédéric CARON

PUBLICITÉ Loïc BOQUIEN (01-40-03-96-68, 06-87-75-64-23, [email protected])

IMPRESSIONROTO PRESSE NUMERIS – 36 Boulevard Schuman – 93190 Livry Gargan

RÉGLAGEÀ JUSTE TITRES, Badice BENARBIA (04 88 15 12 42), [email protected]

COMMISSION PARITAIRE :0114 K 80153 RCS : PARIS B 523 224 574. / ISSN : 1271-4534. Dépôt légal : à parution

La reproduction des textes, dessins et photographies publiés dans ce numéro est la propriété exclusive de BasketNews qui se réserve tous droits de reproduction et de traduction dans le monde entier.

06 ENTRE NOUS : JACQUES MONCLAR• On a l’impression de l’entendre beaucoup. C’est normal, on l’entend beaucoup. Mais à BasketNews, pour ce numéro 600, on avait envie de prendre le temps de discuter d’un peu tout avec lui, caméra éteinte et micro allumé. Faire le point. Visiter tous les terrains. Joueur, il avait des choses à dire, il a même lancé le syndicat des basketteurs. Coach, il n’a jamais laissé sa langue dans sa poche. Désormais consultant et impliqué à la ligue, il a la parole. On écoute.

14 ÉCHOS FRANCE• Ce prestigieux tournoi de Mannheim, ça a donné quoi ? Réponse dans nos pages… En Coupe de France, va-t-on avoir la même finale que l’an dernier, Limoges contre Chalon ? Tout sauf impossible… Le Havre change de président et veut changer de zone, celle du maintien à l’arrachée. Faisons connaissance.

17 PRO B : LIMOGES Y EST PRESQUE

18 LA GAZETTE DE LA 26E JOURNÉE

20 LFB : LE DÉNOUEMENT• Bourges contre Montpellier ? C’est la finale annoncée. Mais avant cela, les deux « patronnes » de la Ligue Féminine devront passer leur demi-finale et rien ne sera facile. Dans le bas du classement, Lyon n’a pas réussi à sauver sa tête, Aix a sauvé la sienne. Pourtant, les Lyonnaises attendent un coup de pouce. À suivre.

22 EUROPE : L’EUROCUP POUR GELABALE• Il n’est pas celui des Français de l’étranger qui a fait le plus de bruit cette saison mais c’est bien lui, Mickaël Gelabale, qui a remporté l’Eurocup, avec Khimki Moscou, en battant en finale le Valence de Nando De Colo et Florent Piétrus. C’est cool pour lui !

24 MEMPHIS, ÇA NE PLAISANTE PAS !

26 LA GAZETTE DE LA NBA

28 INTERVIEW KÉVIN SÉRAPHIN• Pascal Giberné a longuement rencontré le pivot de l’équipe de France et BasketNews vous fait profiter de l’exclusivité. Son équipe de Washington n’est pas fameuse, c’est vrai, mais l’ancien Choletais, lui, l’est ! Bonne nouvelle en prévision de l’été des Bleus.

31 SALUT, ÇA VA PAPE BADIANE ?

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#42AVRIL 2012

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MAXI-BASKET N°42 – MARS 2012 DOM-TOM : 5,60 € BEL 5,40 € Port.cont : 5,20 €

Bleus d’EuropeNando De Colo

LA MONTÉE EN PUISSANCE

In bed with JBAMDu côté de chez

Charles Kahudi

EN KIOSQUE

Page 5: BasketNews 600

05ÉDITO

Q uand BasketNews est né – octobre 2000 – la Terre était plate. Et vaste. L’Océan Atlantique était immense ; un seul Français, d’ailleurs,

l’avait traversé, Tariq Abdul-Wahad. Internet commençait tout juste à vibrionner de foyers en foyers. Le modem se raclait bruyamment la gorge avant de distiller, tout doucement, ses octets. Les vidéos – de basket, c’est cela qui nous intéresse – étaient sommaires, tardives, capricieuses, pixélisées. Les « live » en « play by play » des matches étaient aléatoires, quand ils fonctionnaient. Les sites, les institutionnels comme les autres, étaient « 1.0 », voire « 0.0 » pour certains. La vie sociale sur Internet se résumait grosso modo à des forums, des « mailing lists ». À la rédaction, on recevait des coups de fi l matinaux de la part de fanatiques qui voulaient savoir « il a fait quoi Iverson la nuit dernière ? » « Et Chris Webber ? »Le quidam ne prenait ni ne diffusait, dans l’instant et dans le monde entier, photos et vidéos. On ne « postait », ne « sharait » ni ne « likait » sur Facebook. On ne « retweetait » pas, on ne guettait pas le « fail » en direct, la « quote » qui tue, le « comment » qui déchire. On « n’uploadait » et « downloadait » pas, ou si peu. Accessoirement, on parlait français.Les frontières, donc les distances, existaient entre ceux qui faisaient le basket et ceux qui les regardaient faire. Cette forme d’intimité individuelle a partiellement disparu – remplacée par une intimité globale indistincte, tout à la fois mystérieuse et sans mystère. Toute chose est aujourd’hui du producteur au consommateur, en somme, sans beaucoup de transition, de médiation, étant acquis désormais que le producteur consomme aussi et que le consommateur produit aussi.Plus encore que Facebook, espace de moins en moins instantané selon les exigeants critères de notre époque, Twitter donne accès au quotidien, en temps réel, des basketteurs. Quiconque peut désormais s’adresser à eux à tout moment, et en public qui plus est. Quiconque, aussi, peut connaître leurs états d’âme à la minute, pour peu qu’ils soient bavards ou, à la longue, happés par cette machine à « faire croire » que ce qu’on raconte est forcément intéressant. Twitter, cet alter ego, ce lieu d’une vie sous-jacente, ce monde à part où les joueurs s’échangent

(et l’on constate des interactions qu’on ne soupçonnait pas) impressions, photos, vidéos, vannes, encouragements, l’important et le superfl u, la vie quoi etc. À tel point que cela est bel et bien devenu un outil d’information, au sens large là aussi, et sans médiation là aussi.

La dynastie streamingQuand BasketNews est né, point de « streaming », cette technique qui consiste à diffuser sur Internet un programme, se déroulant en direct ou pas, en « fl ot continu », c’est-à-dire sans avoir besoin de le « charger » au préalable. On se souvient avoir tenté de suivre l’expérience faite par l’Euroleague de diffuser un match en « live » sur la toile. On se souvient surtout de Carlton Myers dribblant sur place puis, après dix secondes d’image fi gée, de Carlton Myers se repliant en défense en serrant le poing de contentement. Aujourd’hui, le « streaming » légal seul permettrait, à qui voudrait s’y essayer, de consommer du basket 24 heures sur 24. Littéralement. Le « league pass » NBA propose tous les matches en direct et en rediffusion. Idem pour le « league pass » Euroleague. Faites le calcul. Et puis, surtout, il y a le « streaming » sauvage. Plus besoin d’être un vagabond clandestin pour

dénicher ces sites qui proposent, gratuitement et anonymement, tout le basket du monde. NBA, Euroleague, Espagne, Argentine, Taïwan, etc. Jusqu’aux matches de Pro A de

Sport+. La qualité de l’image y est souvent discutable, voire médiocre, le confort est parfois spartiate, et cela ne vaut pas le cérémonial de la soirée basket à la télé, mais c’est gratuit et illimité. Donc tentant. Jusqu’à l’overdose.

En vérité, quand BasketNews est né, on avait relativement peu accès au monde. Pas sans effort, en tous cas, fi nancier comme intellectuel. L’image, le son, l’information, tout cela était rare. Donc cher. Dès lors, l’information, moins rare, doit-elle être moins chère ? Gratuite ? L’effort n’a-t-il plus aucun sens ?Faire un journal « papier », cela demande un effort. Plus encore de nos jours, sans doute, puisque, Net oblige, tout semble égal à tout, donc sans valeur faciale. Un effort de recherche, de vérifi cation, d’analyse, de recul, de sérieux, de mise en perspective. Et c’est aussi un effort de consommer – payer puis lire.Cela est une forme d’exigence à laquelle nous essayons

ici, en tenant compte des données objectives de la « conjoncture », de nous

plier, avec un succès relatif, des limites évidentes,

mais, j’en témoigne, une bonne volonté qui, elle, ne semble pas avoir de limite

– à mon grand étonnement chaque semaine. On associe

bien évidemment nos autres fl eurons, Maxi-Basket et

BAM, mais aussi nos estimés « concurrents », Reverse, Mondial

Basket, 5 Majeur, autant de titres indispensables auxquels nous

souhaitons longue vie.De notre côté, nous allons continuer l’ouvrage et entendons vous donner rendez-vous pour le numéro 700. Et déjà pour le 601 car, comme on dit, « on prend les matches les uns après les autres. » ■

L’information était rare, donc chère

faite par l’Euroleague de diffuser un match

seul permettrait, à qui voudrait s’y essayer,

Cela est une forme d’exigence à laquelle nous essayons ici, en tenant compte des données

– à mon grand étonnement chaque semaine. On associe

bien évidemment nos autres fl eurons,

BAM« concurrents »,

Basketindispensables auxquels nous

souhaitons longue vie.

KÉVIN SÉRAPHIN :« ÇA NE ME MONTE PAS À LA TÊTE »

D.R.

L’HEBDO DU BASKETBALL

JEUDI 19 AVRIL 2012 - N°600

BasketNews n°600 - jeudi 19 avril 2012

www.basketnews.net

3:HIKNMF=WUXUU^:?a@q@k@a@a;

M 03252 - 600 - F: 3,00 E

JACQUES MONCLAR « PAS LE CHAMPION DU MONDE DE LA DIPLOMATIE »

EUROCUP… MANNHEIM… LE HAVRE… LIMOGES… PLAYOFFS LIGUE FÉMININE… MEMPHIS GRIZZLIES… PAPE BADIANE

PAPIER, S’IL VOUS PLAÎT !Par Fabien FRICONNET

CLIN D’ŒILParce que 600 numéros, quand même, c’est un anniversaire, et c’est une multitude de lecteurs passés, présents et à venir, adressons donc le bonjour à Madame Jeanne Oustalet, 85 ans, digne citoyenne des Hautes-Pyrénées, fi dèle parmi les fi dèles depuis le début, qui ne manque jamais un numéro, surtout s’il traite de son chouchou, Laurent Sciarra. Bonne lecture, Madame !

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06D.

R

JACQUES MONCLAR

« LE VRAI PROJET, C’EST DE GAGNER LE PROCHAIN MATCH »

EntreEntreEntreNOUSNOUSNOUS

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petit peu moins.

Jamais lassé ?La bonne question c’est : combien j’en aurais regardés sur les 130 ? (Il rit) Finalement, j’ai commenté les matches que j’aurais sans doute regardés. Lassé ? Non.

Est-ce que l’on te propose, encore aujourd’hui, des postes de coach ? Ou est-ce que les gens se sont dit que tu as fait la bascule et que tu n’es plus disponible ?Je crois que les gens considèrent que j’ai basculé. Après, il arrive qu’il y ait des contacts directs ou indirects, plus indirects que directs d’ailleurs, mais les gens ont l’image de quelqu’un qui est tranquille dans son truc, qui est plutôt heureux. (Il rit) Après, il y a le fantasme de la télé, qui en rajoute sans doute beaucoup.

Coacher, ça te titille quand même encore un peu, non ?Ce serait mentir de dire le contraire. Ça date de l’été dernier. Oui, je suis resté au contact, oui quand je commente je me mets en situation d’être plus ou moins coach superficiel des deux équipes, oui, oui, il y a parfois… Tu te dis : l’arène, retourner là-dedans… Et parfois tu te dis que tu es bien à commenter, à profiter d’autre chose, du détail, de l’analyse, de la réflexion, de la sérénité que tu peux avoir en consultant – mot que je préfère à « commentateur ». Coach, tu es dans ton truc. J’ai été joueur, coach, consultant – et ça fera cinq ans au mois de septembre –, on n’est plus dans la même cuve, dans la même lessiveuse, quand même. Alors oui tu n’es pas sur le terrain, parce que tu n’entraînes pas, mais tu y es quand même, avec les images.

On imagine mal des coaches faire ce que Jean-Denys avait fait à Roanne, et Greg Beugnot à Chalon – sans parler de Pascal Donnadieu à Nanterre mais là le cas est tellement particulier –, c’est-à-dire rester pour huit, dix ans, ou plus. As-tu le sentiment que la position des coaches dans les clubs – le rapport de force on pourrait dire – a changé ces dernières années ?Déjà, il y a quand même Greg, Jean-Luc (Monschau), il y a J.D. (Jackson) et Philippe (Hervé) qui sont fidélisés sur des durées. Il y a Erman (Kunter) qui est là depuis un moment. Je ne crois pas qu’il y ait une question de durée de vie d’un coach dans un club. En France, il n’y a pas, pour les techniciens, le même respect que dans certains autres pays. C’est tout. Alors je sais qu’il n’y a que le résultat qui compte, et après on juge plus sur la communication, tout un tas de choses, que je pourrais synthétiser avec le mot « politique ». À l’étranger, les coaches sont plus magnifiés, sur des changements de défense, sur sortir des joueurs… Il y a une réflexion tout autre à l’étranger. Mais ça n’est pas qu’en basket.

En termes d’organisation d’un club, quelle est la meilleure formule, pour ce qui concerne les hiérarchies et responsabilités des présidents, GM et coaches ?Ça dépend des hommes. Il y a des hommes qui fonctionnent bien dans la hiérarchie et d’autres qui sont mieux en feu follet. Il y a des hommes qui ont besoin de liberté, d’autres qui sont mieux dans un cadre plus strict. C’est comme sur le terrain, il faut trouver la bonne alchimie en tenant compte des personnalités de chacun. Il n’y a pas d’alchimie sur le terrain s’il n’y a pas alchimie en tête de gondole des instances d’un club, c’est évident. Après, coaches et joueurs c’est une autre alchimie, joueurs entre eux c’est encore une autre alchimie. Regardez il y a deux ans, deux ans et demie, la structure de Chalon… (Ironique) Greg Beugnot était trop vieux, Dominique (Juillot) faisait de la politique… Aujourd’hui, Chalon est un exemple pour tout le monde. Quand Fred Sarre fait le pari français avec Gravelines, ça aurait pu prendre, cette année Gravelines refait le pari français avec Christian (Monschau) et ça marche. C’est aléatoire, tout ça.

On en revient toujours aux résultats du terrain qui légitiment ou délégitiment…Le sport se prête terriblement au café du commerce, mon cher ! (Il rit)

En parlant de café du commerce, tu es très attentif à ce qui se passe sur les réseaux sociaux online, ainsi qu’en réaction sur ton blog, où une vraie communauté basket vit sa vie ?Moyennement. J’aime bien Twitter. J’aime bien mon blog, bien sûr. Après, je ne suis pas trop. Je lis

en diagonale. Ça dépend de l’humeur, ça dépend de qui écrit. Je me rends compte qu’il y a une communauté mais c’est normal, il n’y a pas d’émission de radio, hormis le

« TP Show », il n’y a pas d’émission de télé… Ça s’exprime. Et puis le basket est un sport qui a des stats, il y a de l’actu, etc. Si la communauté c’est me retrouver deuxième plus influent du basket français, comme vous l’avez publié… (Il rit) C’est la limite de la communauté, car il y d’autres gens qui en font beaucoup plus que moi, et tant mieux !

Joueur, coach, consultant… La seule chose que tu n’as pas faite, sauf brièvement à Paris dans une période de transition, c’est dirigeant. C’est ta dernière frontière ?Euh… Pfff… Je n’y ai pas réfléchi vraiment mais avec des gens autour de toi qui sont capables d’être précis financièrement, il y a certainement des choses à faire. C’est vrai que le vécu, l’expérience… Mais encore faudrait-il un projet. Oui, c’est vrai, je ne l’ai pas trop fait, mais je suis quand même un homme de terrain, moi. Je ne suis pas vraiment un homme de réunion. J’ai été content de voir que Larry Bird est

Après avoir été champion de France comme joueur et coach, le voilà comme consultant puisqu’il a reçu, en compagnie de David Cozette, la Lucarne d’Or du meilleur duo « hors football ». Ce stakhanoviste de l’antenne est aussi un membre actif de la LNB, dont il dirige la commission sportive. L’occasion, entre deux matches, de se poser un long moment avec lui et de discuter des choses sérieuses.

Propos recueillis par Fabien FRICONNET

Ce soir (entretien réalisé vendredi), tu commentes Nancy-Chalon. Cela te fait combien de matches commentés depuis le début de la saison ?En incluant l’équipe de France, ça doit faire 130, un tout

« Il n’y a pas alchimie sur le terrain s’il n’y a pas alchimie dans les instances d’un club »

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plus souvent à mater des entraînements que dans son bureau. Après, les plans pour réussir à trois ans, tout ça… Je crois que la vraie réalité, c’est de gagner le prochain match. Toujours. Je suis un peu… Je veux bien les « projets », tout ce qu’on veut, mais regardez dans les tiroirs tous les « projets » depuis trente piges. Le projet, c’est de gagner des matches. Le vrai projet, c’est de ramener des trophées dans ton club. Et de gravir les échelons au niveau européen. Faire parler de ta ville, de ta région, de tes partenaires. Après, la formation j’y suis sensible, le développement j’y suis sensible, le développement marketing, etc. Je me sens plus être capable d’être un générateur d’idées qu’un exécuteur d’idées dans tous ces domaines.

Ce qui se passe à Antibes, avec l’implication d’Eric Somme, une salle à venir, cela t’interpelle ? Que penser d’Eric Somme ?Je pense que c’est bien ! Antibes va entrer dans une salle de 5.000 places, moderne, l’an prochain. Donc l’arrivée d’Eric et de Jacques (Stas, le GM), qui ont montré leur savoir-faire, oui. Antibes, j’en pense que du bien, qu’est-ce que tu veux que je te dise ? (Il rit) J’aurai toujours une affection particulière, d’abord personnellement et puis aussi parce qu’il y a Ben Hur (son fils Benjamin) qui y joue. Je peux le voir que d’un bon œil. Après, il faut savoir que c’est la Côte d’Azur, que c’est pas facile, et que même si Sophia Antipolis est un bassin formidable, c’est pas aussi simple que ça.

Es-tu à l’aise dans ton rôle à la LNB ?Parfois oui, parfois moins. Oui parce que je trouve qu’Alain Béral a des idées, a insufflé une énergie, une présence et une implication de tout le monde. Non parce que, parfois… Parfois, je me dis qu’on fait les choses trop vite, que notre situation n’est pas bonne en termes d’exposition nationale, et puis il y a le bémol des coupes d’Europe, malgré Chalon, qui fait mal. C’est terrible. C’est un constat terrible.

Il t’arrive de devoir prendre sur toi pour rester diplomate ?Bien sûr, bien sûr ! Je ne suis pas le champion du monde de la diplomatie non plus. Oui, oui, oui je sais qu’il faut du temps, à tous les niveaux. Que ce soit au niveau de compréhension des clubs, au niveau de l’exposition… Je sais qu’il faut du temps, je sais.

As-tu été gêné sur la question du contrat télé, qui a été renégocié entre le groupe Canal et la LNB, du fait que tu as un pied dans les deux boutiques ?Je n’avais aucun accès à la commission qui gérait ça. Je n’étais pas impliqué. Maintenant, comme sur beaucoup de choses, j’avais un avis. Mais je n’ai pas participé à quoi que ce soit, ce sont des négociations qui m’ont été étrangères. Oui, je suis toujours en contrat avec Canal donc il est évident que si ça avait bougé de Canal, ça aurait posé un problème. Donc pas plus gêné que ça, à partir du moment où tu as les fesses propres. Sur le sujet, je pense qu’il y a parfois des propositions qu’on ne peut pas refuser, si vous voulez ma position. Au début, on m’avait mis dans une sous-commission… Rien du tout. C’est mon côté con, je ne peux pas être assez magouilleur.

Quelles sont les intentions d’Al Jazeera vis-à-vis du basket ?Je n’en sais absolument rien. J’ai cru comprendre qu’ils récupèreraient la programmation NBA d’Orange. Le basket, entre Euroleague, Eurocup,

championnat, NBA, tu peux en avoir, il y a de quoi faire, donc j’imagine qu’il y aura du basket sur Al Jazeera.

Ton avis personnel sur le choix de la nouvelle formule du championnat pour 2013-14, à savoir 18 clubs dont deux wild cards ?Je crois d’abord qu’on est parti sur l’idée d’avoir plus de matches, d’occuper l’espace plus longtemps, de ne pas payer des mecs à ne rien foutre pendant tout ce temps. À

partir de là, les poules régionales devenaient évidentes. Il faut jouer plus et je reste persuadé qu’il y a un volume de joueurs. Je ne suis pas obnubilé par les jeunes et je pense qu’il y a des mecs de 24, 25 ans qui passent au travers des mailles du filet. Plus de matches, donc poules régionales. Alors on me dit : visibilité, visibilité. Oui, c’est vrai. Il y a un message à faire passer. Mais quand on est dans une situation de stagnation, il faut changer ! Il faut faire quelque chose. Globalement, je trouve que les jeunes ne jouent pas assez. D’abord du fait qu’il y ait cinq étrangers, il faut donc descendre à quatre pour avoir des étrangers qui rendent meilleurs plutôt qu’un empilage de joueurs. D’ailleurs, la structure de Chalon et Gravelines me laissent à penser que ça n’est pas trop loin de la vérité. Et jouer, jouer, jouer ! Regardez Roanne : ils piochaient depuis leurs changements, mais entre les matches de coupe d’Europe, de ceci, de cela, ils se sont mis en route et ils sont en train de réussir. C’est bien l’entraînement, moi j’aime ça, mais il faut jouer des matches ! Si tu ne fais pas de coupe d’Europe, comment faire plus de matches sans faire de poules régionales ?

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Avec Magic Johnson, une de ses idoles.

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« Je suis un homme de terrain, moi. Je ne suis pas vraiment un homme de

réunion »

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Visibilité ? Oui, j’entends ça. Mais on est fort en PQR, on est fort en France Télé local, on est référencé sport de sous-préfecture, eh bien cultivons nos forces ! Est-ce que tout le monde a pris le temps de l’analyse ? Je me demande, quoi... Après, le choix qui a été fait, il y a du bon, hein ! La fi nale en cinq manches, très bien, rajouter deux équipes en respectant l’équité sportive, je trouve ça très bien. Mais on n’augmente pas le temps de présence.

Que penses-tu de ce projet de Ligue Atlantique ?Je pense que si plusieurs équipes ne sont plus en compétition pour rien au mois de janvier, se retrouver avec des Belges, des Allemands, etc., que tu fasses des oppositions contre leurs bonnes équipes, ça peut être un truc sympa. Maintenant, ça n’est ni un remplaçant à l’Euroleague ni rien. C’est pour jouer ! Après, il y aurait des ambiances, du décorum. On peut faire ça. En Adriatic, en Baltic, cela a été fait.

La présentation de ce projet a été couplée, à la

base, à l’idée que la France devait, d’une certaine manière, se décrocher de l’Euroleague. D’où l’incompréhension. Le discours a, depuis, changé.C’était peut-être un peu de provoque. Je ne crois pas que l’Euroleague souhaite faire une OPA sur les championnats, je crois plutôt que ce sont des pays qui n’ont pas de championnat qui sont prégnants. Hormis, la France, la Belgique, l’Allemagne, l’Espagne surtout, et l’Italie un peu, les autres privilégient l’Euroleague, laquelle Euroleague saute sur l’occasion de s’échapper des coupes d’Europe de football du mercredi et du jeudi. C’est le poids du Maccabi, des clubs grecs, des clubs turcs. Faut pas rêver ! Et les Russes, aussi. Bien sûr que les clubs français vont rester en Euroleague et en Eurocup, c’est pour ça que je te parlais de provocation ; non seulement ils vont y rester mais avec l’ambition qu’ils

fassent le Top 16. Ça me paraît faisable au moins une année sur deux. (…) Des parcours à la Cantu, à la Bilbao, ça m’irait bien.

Il n’empêche que le discours a tout de même évolué de « l’Euroleague on ne peut plus, replions-nous sur nous-mêmes » à « on

veut redevenir compétitif en Euroleague »…J’ai assisté à cette conférence de presse et je crois que vous

êtes partis, sur les propos d’Alain (Béral), dans un malentendu. C’est comme ça que je le ressens. Il est bien entendu hors de question de ne pas vouloir faire l’Euroleague. Mais encore une fois, et ça n’est pas que le basket, on est en diffi culté. On est arrivé à cette situation du fait des six Américains, c’est mon avis. En Euroleague, il y a des équipes qui arrivent au Final Four

« Il y a le bémol des coupes d’Europe qui fait mal. C’est

terrible. C’est un constat terrible »

Avec Jean-Luc Desfoux, ancien président de la LNB.

EntreEntreEntreEntreEntreEntreNOUSNOUSNOUSNOUSNOUSNOUS

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avec des nationaux impliqués et entourés de pointures. Il faut des étrangers qui rendent les autres meilleurs. Je vais caricaturer mais cette année, si les gamins de l’ASVEL sont entourés de Rochestie, Schilb et Hamilton, tout va bien. C’est aussi con que ça.

Comment analyser le choix de la FIBA Europe de ne pas donner l’Euro 2015 au dossier franco-allemand, mais à l’Ukraine ? Et plus généralement, à quoi jouent la FIBA et la FIBA Europe ?Les républiques de l’Est ont fait beaucoup d’arènes, parfois avec des subventions européennes d’ailleurs, à rentabiliser. Il y a des possibilités de mécénat importantes dans ces pays. Je regrette évidemment ce choix mais il faut reconnaître qu’en infrastructures comme sur le volet financier, on est obligé de faire une candidature multiple. Je ne vais pas faire de procès d’intention mais il y a des météores à l’Est qui débloquent de l’argent que nous on ne peut pas débloquer, c’est tout. Je ne pense pas que la position de la FIBA soit floue. C’est plus simple de faire une compétition dans un seul pays. Il y aussi du lobbying qu’on n’a pas su faire, peut-être. Je n’en sais rien. Il y a des choses qui dépassent le sport et c’est comme ça.

Que t’inspire la situation de l’ASVEL de ces dernières années ?Villeurbanne, ce sont des images très très fortes du basket français. J’ai synthétisé en comparant aux Boston Celtics. Ce sont des valeurs où il n’y a pas trop d’état d’âme, où il y a de la continuité, où ce n’est pas obligatoirement « bling bling ». Après, j’ai été sur le terrain et il m’est arrivé de jouer lamentablement aussi, ça arrive. Ne pas se prendre une danse par le public, en revanche, c’est nouveau à Villeurbanne, quoi. Il y a eu une montée en régime jusqu’au titre de 2009 mais après, ça ne passe pas contre Zagreb en Euroleague, il y a le faux semblant des As. Derrière, ça pioche. Parler de la salle, c’est bien, mais au quotidien il faut gagner des matches. Encore une fois parler du projet, je veux bien, mais il faut gagner les matches.

Ces derniers mois sont marqués par la question des arbitres. À tes yeux, quel est le vrai niveau des arbitres français ? Par ailleurs, que penses-tu du traitement qui leur a été fait par la fédé, donc la ligue, et qui nous semble être allé trop loin ?La première chose c’est que oui, on est certainement allés trop loin. Mais eux ont été maladroits, avec les t-shirts « Respect » puis la création d’un syndicat qui s’est voulu tout de suite très velléitaire. Leur solidarité les a amenés à un excès. Tout le monde en paye les pots cassés et ce sont les coaches, les joueurs et ceux qui investissent qui le payent en premier chef. Prendre en otage un secteur professionnel… Que veux-tu que les coaches fassent ? Je ne crois pas que nos arbitres soient plus mauvais que les autres. C’est

qu’une question de mental, d’exposition, de sérénité, de solidarité. Il y a des bons arbitres, il y en a des moins bons. Alors oui la saison a été douloureuse mais non je ne crois pas que ce soit un problème fondamental. Là encore, je vais me répéter : plus de matches leur ferait du bien.

Si l’on enlève l’affectif et les précautions oratoires, quel est, aujourd’hui, le vrai niveau de la Pro A ?

Je trouve qu’on manque de dureté dans la tenue de balle, dans la pose d’écran, dans la constance de l’intensité défensive, sur les choses fondamentales qui t’amènent au plus haut niveau. Mais si on allait plus loin en coupe d’Europe, on pourrait dégager ce niveau-là. On paye très cher

les contresens, les oublis défensifs… Les détails, quoi. Et dans ça, on est un peu léger. C’est notre bémol, disons. L’exécution, offensive et défensive, notamment dans la tempête. On peut parler de talent individuel pour s’en sortir, mais le talent c’est de tout faire dans l’exécution collective. C’est la grande qualité de notre équipe de France de s’être sortie de ça.

Il y a peu, Leonardo, le boss du PSG en foot, a déclaré dans une conférence que les entraîneurs de foot français n’étaient pas au niveau, en tous cas pas dans le moule européen, dans les méthodes, le travail, la dureté, l’approche des matches, etc. Que penser du niveau des coaches français de basket, notamment au regard du déficit de résultats européens constaté chaque année ?Si on parle de Leonardo, on parle d’Ancelotti, on parle du très très haut niveau, quand même. Après, est-ce qu’on va laisser un coach français lambda

« La courbe et le momentum sont à l’avantage de Kévin

Séraphin pour le moment, et de très loin je dirais »

Avec Stephen Brun, l’un de ses complices sur Sport+.

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imposer tout un tas de choses pour obtenir un résultat ? Je constate qu’au PSG on n’a pas laissé un coach français devenir champion de France (ndlr : le club parisien a licencié Antoine Kombouaré cette saison alors qu’il était premier du championnat), puis coach de Champions League et pourquoi pas avec du succès si on lui achète des joueurs. Après, oui, je pense qu’on est un peu consanguin dans notre formation. Les passages de George Fisher, de Boja, de Boscia, de Dusko, de Kenny Grant, Bill Sweek, ont amené énormément. On a besoin d’avoir des influences extérieures. Erman a amené des choses. Gordy Herbert aussi. On est un peu consanguin, un peu dans nos certitudes. On peut reparler de ce manque de dureté physique. On a un championnat vertical, spectaculaire, aérien, dense en qualité, mais les résultats sont impitoyables sur

le front européen. Il y aura peut-être un déclic à un moment ou à un autre.

Tony Parker porte-drapeau de la France aux Jeux. As-tu envie de militer pour cela ?Déjà, ça m’évoque qu’on est aux Jeux ! J’attends de voir le calendrier parce que s’il y a match le lendemain du défilé, il faut mettre en perspective que c’est fatigant.

Après, je ne vois pas pourquoi Tony ne serait pas légitime. Si on ne le nomme pas, il ne faudra pas rentrer dans la polémique, mais s’il l’est, c’est génial pour lui et ça aurait une résonnance

sur le basket. Pour toute la famille. Militer, non. Je donne mon avis quand on me le demande mais je ne vais pas aller défiler devant le Ministère des sports. (Il rit)

Sans se mettre à la place de Vincent Collet, il va y avoir un dilemme au poste de pivot chez les

Bleus, avec Joakim Noah incontournable, Ali Traoré dont le sélectionneur ne pense que du bien et qui livre une grosse saison européenne, Kévin Séraphin qui explose depuis quelques semaines et que l’on a vu convaincant à l’Euro 2011, et Ronny Turiaf. À l’instant T, entre Séraphin et Turiaf, qui choisir ?Plusieurs choses. Déjà, il y a une équipe qui a gagné une médaille avec une complémentarité à la fois de morphotypes et de jeu qui s’est développée entre Joakim, Ali, Kévin, Flo et Boris dans le registre intérieur. Ronny aurait dû y être, il devait y être. N’oublions pas Ian Mahinmi et Alexis Ajinça. Kévin est exponentiel comme il l’a été à Vitoria en début de saison. Ronny, on sait son registre, qui est un peu celui de Joakim. Vincent, avec Kévin, a amené de la force au sol, des points aussi, qu’on n’avait pas obligatoirement. Après, il va y avoir une préparation, des entraînements, des matches. Il faudra voir les affinités, la complémentarité, la vie de groupe, etc. Bien sûr, sur la courbe et le momentum, cela est à l’avantage de Kévin pour le moment, et de très loin je dirais. Il a aussi montré que dans l’équipe, il allait bien. Il a un registre offensif très intéressant, Kévin. Il peut prendre la balle arrêtée et travailler en puissance. Mais ça, c’est un problème de riche.

Ton fils Benjamin a vraiment lancé sa carrière, à Antibes. Il est performant. On t’a vu ému sur la plateau de Canal quand ils ont diffusé un de ses dunks. Comment vis-tu cela ?Je suis un papa fier. Normal. Maintenant… (Silence) Il sait qu’il peut compter sur moi. Il sait aussi que je ne suis pas le plus tendre avec lui. Ça a été toujours été comme ça chez nous. J’aime bien mon rôle de vieux con. C’est vrai que quand ils passent l’image, je biche mais je suis gêné car je suis un père envahissant pour mes fils, car je suis présent. Déjà que je suis chiant naturellement alors en plus je le suis dans leur activité. Mais je sais ce que c’est que de porter le nom de son papa. Je veux être tout sauf nuisible. Bon et puis c’est à Antibes, en plus ! Les gens ne vont pas me croire mais je n’y suis pour que dalle ! (Il rit) En plus, c’est vrai ! Deux ou trois fois dans l’année, il s’est fait tanner la tête, il arrive qu’on s’affronte, mais on va aussi s’entraîner ensemble. Il porte le numéro 5 comme son grand-père. Il va prendre un coup dans la courge quand il va, pour la première fois de sa vie, aller jouer à Beaublanc. Les Limougeauds auront un indigène parce que Ben est né à Limoges. (Il rit) Il a connu Beaublanc gamin, quand je coachais, et là c’est la première fois qu’il y revient, pour jouer en pro. C’est bien.

Tu y vas ?Non, je serai à Roanne. Mais maintenant que tu me le dis, j’y serais bien allé ! (Il rit) Mais y aller, c’est lui voler le moment. Moi j’ai un père qui m’a rendu le plus grand service quand il s’est retiré du basket. Donc je ne vais pas trop aller le faire chier. Mais il a intérêt à être bon parce que faire les guignols toute l’année et se planter à Beaublanc… n

« Le Top 16, ça me paraît faisable au moins une année sur deux »

D.R

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PRO A26e journée

Vendredi 13 avril

Chalon bat *Nancy 84-79Samedi 14 avril

*Cholet bat Pau-Lacq-Orthez 93-85*Gravelines-Dk bat Le Havre 80-57Orléans bat *Hyères-Toulon 105-80*Dijon bat ASVEL 84-71*Strasbourg bat Paris Levallois 88-76*Nanterre bat Poitiers 86-75*Roanne bat Le Mans 73-69

Prochaine journée27e journée

Vendredi 20 avril

Paris Levallois – Cholet, à 19h30 en direct sur Sport+

Samedi 21 avril

Chalon – Le Havre, à 20hLe Mans – Hyères-Toulon, à 20hOrléans – Nanterre, à 20hPoitiers – ASVEL, à 20hStrasbourg – Dijon, à 20hRoanne – Nancy, à 20h30 en direct sur Sport+Pau-Lacq-Orthez – Gravelines-Dk, à 20hBoxes-scores13/4 Chalon bat *Nancy 84-79Nancy Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsJ.Shuler* 36 8-22 1-6 7-8 3 1 4 - 3 24P.Amagou* 30 4-11 2-6 2-2 2 3 1 - 3 12J.Linehan* 34 2-5 1-4 6-6 4 - 2 - 2 11A.Akingbala* 33 3-6 - 5-9 13 - 1 2 4 11V.Samnick* 26 5-9 0-1 1-1 4 2 1 - 3 11R.Kurz 18 2-2 1-1 - 7 1 1 1 2 5B.King 10 1-1 - 1-2 - 1 - - - 3K.Grant 11 1-3 0-2 - - 2 1 - - 2A.Sylla 2 - - - - - - - - -Total 200 26-59 5-20 22-28 33 10 11 3 17 79Chalon Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsB.Schilb* 34 6-13 1-3 7-8 7 6 1 1 4 20M.Delaney* 26 6-14 5-8 - 1 2 - - 4 17I.Evtimov* 33 4-8 3-6 - 4 3 2 - 4 11S.Tchicamboud* 36 2-9 2-7 2-2 2 6 3 - 1 8M.Jean-Baptiste Adolphe* 16 4-5 - 0-1 7 - - 1 3 8B.Smith 15 3-7 1-1 - - 2 3 - 1 7J.Lauvergne 15 2-5 0-1 2-2 7 - - - 1 6A.Aminu 8 2-4 - - 2 1 - - - 4N.Lang 8 1-1 1-1 - - 1 1 - 1 3J.Aboudou 9 0-1 0-1 - 1 - - - - -Total 200 30-67 13-28 11-13 31 21 10 2 19 84

14/4 *Cholet bat Pau-Lacq-Orthez 93-85Cholet Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsD.Nelson* 35 6-10 1-4 8-8 7 4 2 - 4 21P.Christopher 23 6-10 2-4 5-5 2 - 1 - 1 19F.Causeur* 26 4-8 2-3 6-8 3 2 1 - 2 16L.Vebobe* 29 5-7 - 2-5 10 2 - - - 12W.Gradit* 16 5-9 1-2 - 2 - 1 - 1 11R.Dozier 29 2-9 - 3-5 8 3 - 1 - 7R.Gobert* 22 1-1 - 3-4 3 - - 2 1 5C.Ona Embo 20 1-5 0-3 - 3 6 2 - 2 2Total 200 30-59 6-16 27-35 38 17 7 3 11 93Pau-Lacq-Orthez Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsT.Gipson* 38 9-14 3-5 4-4 2 3 3 - 2 25C.Elonu* 28 7-15 - 5-5 8 - 2 1 - 19A.Ray* 28 4-12 1-6 6-6 2 4 - - 1 15J.Morency* 26 3-8 0-1 1-5 6 - 3 - 1 7R.Lesca 17 3-6 0-2 1-1 1 3 1 - - 7C.Marquis* 19 2-2 - 2-2 2 2 1 - 2 6S.Rimac 19 1-4 1-1 - 5 1 - - 1 3F.Lesca 12 1-4 0-1 1-2 2 3 1 - - 3T.Ramassamy 8 - - - - 1 - - - -M.Var 5 - - - - - - - 2 -Total 200 30-65 5-16 20-25 28 17 11 1 9 85

14/4 *Gravelines-Dk bat Le Havre 80-57Gravelines-Dk Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsR.Jomby* 30 7-10 3-6 1-1 4 4 1 - - 18P.Sy 22 4-11 0-3 4-7 2 - - - - 12Y.Bokolo* 31 5-9 0-1 - 3 5 2 - 1 10A.Albicy* 20 3-4 1-2 3-4 - - 2 - 1 10D.Issa 15 3-3 - 2-4 2 - 2 - 2 8J.K. Edwards 23 3-6 - 1-2 7 2 1 1 1 7L.Vaty* 15 2-9 - 3-3 3 1 1 - 3 7J.Johnson 13 1-4 1-4 - 3 1 1 - - 3C.Cairo 1 1-1 - 1-2 1 - 1 - - 3C.Akpomedah* 23 1-5 0-2 - 6 1 1 - 1 2V.Bigote 4 0-2 0-1 - - - - - - -A.Loum 3 - - - 3 - - - - -Total 200 30-64 5-19 15-23 34 14 12 1 9 80Le Havre Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsK.Souchu* 34 5-11 3-5 - 3 1 1 - 2 13A.Wiggins 21 3-10 0-2 4-4 7 1 - - 2 10J.Cox* 34 3-7 1-3 2-2 2 1 1 - 2 9K.Houston* 30 4-10 1-2 0-2 4 1 - - 4 9G.Pitard 21 2-4 0-1 2-4 6 2 - - - 6O.Camara 20 2-5 - - 6 1 - - 2 4G.Jenkins* 14 1-3 - 2-2 3 - - - 3 4B.Boddicker* 25 1-7 0-3 - 3 3 - - 4 2J.Sauter 1 - - - - - - - - -Total 200 21-57 5-16 10-14 34 10 2 - 19 57

14/4 Orléans bat *Hyères-Toulon 105-80Hyères-Toulon Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsP.Morlende* 32 9-17 0-4 0-1 4 4 3 - 2 18R.Hughes* 32 8-9 - - 5 1 2 1 2 16S.Cisse 15 6-9 2-2 - 1 1 - - 1 14S.Fein 26 4-8 2-6 2-2 - 3 1 - 1 12L.Labeyrie 16 4-7 0-1 - 7 1 - - 2 8T.Terrell* 17 3-7 1-3 - 2 2 2 - 2 7A.Julien 12 1-3 1-3 - 1 1 - - 1 3F.Ateba 6 1-2 0-1 - - 1 - - - 2K.Reid* 18 0-3 - - - 7 1 - 3 -M.Faye* 17 0-1 - - 2 1 - - 1 -R.Roberts 9 0-1 - - 3 - - - 1 -Total 200 36-67 6-20 2-3 25 22 9 1 16 80Orléans Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsA.Sy* 26 6-11 1-4 6-7 4 1 2 - 4 19C.Banks* 26 7-10 4-6 - 7 1 2 - 1 18M.N’Doye* 25 7-11 3-5 - 2 2 1 - - 17B.Greene 21 5-10 3-7 2-4 6 1 2 - 2 15G.Joseph* 22 5-5 - 2-2 5 1 3 - 2 12D.Monds 15 4-8 0-1 2-2 1 - - - 1 10M.Pellin* 20 3-7 1-3 - 2 8 1 - - 7Y.Sangare 21 2-3 0-1 1-1 4 8 2 - 1 5M.Lebrun 15 1-2 0-1 - 1 3 1 - 2 2B.Pamba 7 - - - - 3 1 - - -M.Kozan 2 - - - - 1 - - - -Total 200 40-67 12-28 13-16 32 29 15 - 13 105

14/4 *Dijon bat ASVEL 84-71Dijon Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsB.Dixon* 31 6-11 3-8 6-7 5 8 3 - 3 21D.Melody* 38 7-13 5-10 - 2 3 1 - 1 19J.Leloup 22 5-8 4-6 - 2 4 3 - 1 14A.Harris* 25 5-12 - 1-3 3 2 1 - 2 11Z.Moss* 29 3-7 - 1-1 7 1 1 - 1 7S.Marshall* 20 2-6 1-1 1-1 - 3 - - 1 6R.Lewin 11 2-2 - 0-1 4 - 1 - - 4T.Rupert 15 1-1 - - - - - - 1 2A.Christophe 9 0-2 0-2 - 3 2 - - 1 -Total 200 31-62 13-27 9-13 26 23 10 - 11 84ASVEL Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsK.Tillie* 27 10-16 - 1-2 8 1 1 1 - 21D.Thompson* 37 6-11 0-3 1-2 3 6 4 - 3 13H.Armstrong 26 5-9 0-1 2-2 7 3 - 2 2 12D.Haritopoulos 16 4-8 1-2 - 1 2 - - - 9L.Westermann* 39 2-8 0-3 2-2 5 7 3 - 3 6L.Jean-Charles 26 2-3 - - 4 - - - 4 4B.Fofana* 11 1-1 - 2-4 - - - - 1 4L.Diacono 3 0-1 0-1 2-2 1 - - - - 2E.Jackson* 11 0-1 - - - 1 - - 1 -T.Leon 4 - - - - - - - 1 -Total 200 30-58 1-10 10-14 29 20 8 3 15 71

14/4 *Strasbourg bat Paris Levallois 88-76Strasbourg Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsA.M’Baye* 29 6-10 3-4 5-5 2 2 - - - 20A.Ajinça* 21 5-8 1-1 5-6 2 3 2 1 2 16N.De Jong 18 6-6 - 1-1 6 - - 3 - 13K.Anderson* 24 3-6 2-4 2-2 3 3 - - 5 10R.Greer* 36 4-13 1-3 - 3 6 3 - 1 9M.Zianveni 22 2-6 0-1 4-5 8 2 - - - 8A.Jeanneau 15 3-6 1-2 0-2 1 3 2 - 3 7C.Oliver* 24 2-7 1-2 - 4 - - - 1 5A.Toupane 11 0-1 - - 2 - - 1 - -Total 200 31-63 9-17 17-21 31 19 7 5 12 88

Paris Levallois Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsJa.Williams* 35 7-12 2-4 6-7 10 - 1 - 1 22T.Meacham* 31 6-7 4-4 1-2 2 4 1 - 1 17D.Noel* 31 6-11 1-4 - 3 1 1 2 1 13E.Chatfield* 36 4-16 2-10 1-2 4 1 - - 3 11L.Hamilton* 22 1-7 0-1 2-2 4 1 3 2 5 4J.Aka 6 1-2 - 2-2 3 1 - - 1 4M.Morandais 8 1-3 1-2 - - - - - 1 3G.Oniangue 7 1-1 - - - - 1 - 2 2P.Da Silva 12 0-1 0-1 - 3 3 - - 1 -L.Sane 12 0-3 - - 2 - - 1 - -Total 200 27-63 10-26 12-15 31 11 7 5 16 76

14/4 *Nanterre bat Poitiers 86-75Nanterre Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsW.Daniels* 33 5-9 0-1 4-5 7 3 1 - 4 14R.Covile 25 6-8 1-1 1-3 8 - 1 - 1 14X.Corosine 24 5-9 4-7 - - - - - - 14M.Diarra* 25 4-9 0-3 3-4 - - - 1 2 11D.Garrett 16 3-5 2-4 2-2 2 1 2 - 3 10J.Passave-Ducteil* 20 4-7 - 1-2 3 1 1 - 2 9L.Akono* 26 2-8 0-3 4-4 5 4 1 - - 8M.Riley* 30 3-7 0-2 - 8 2 1 - 3 6A.Desespringalle 1 0-1 0-1 - 1 - - - - -Total 200 32-63 7-22 15-20 34 11 7 1 15 86Poitiers Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsP.Badiane* 36 8-12 - - 6 - 1 1 5 16E.Fournier* 32 7-15 0-5 2-3 7 3 1 - - 16A.Grant 17 4-5 2-3 - 6 1 1 - 3 10R.Wright 20 3-8 2-4 - 3 1 - - 2 8J.J. Miller* 22 2-5 1-2 2-2 - 3 - - - 7A.Dobbins* 29 3-6 - 0-1 7 9 2 1 1 6K.Younger 17 3-6 0-1 - 2 2 - - 1 6P.Guillard* 22 2-9 0-5 - 1 1 - - 1 4Y.Devehat 5 1-1 - - - - - - - 2Total 200 33-67 5-20 4-6 32 20 5 2 13 75

14/4 *Roanne bat Le Mans 73-69Roanne Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsU.Nsonwu-Amadi* 30 7-7 - 2-2 3 - 1 - 2 16J.Holland* 30 4-7 1-2 5-6 9 1 1 - 4 14D.Page* 35 4-11 0-4 5-5 6 3 1 - 2 13S.Diabate 29 4-7 0-1 3-3 2 3 1 - 2 11M.Mokongo 16 2-6 2-2 2-2 - 1 - - - 8P.Braud* 17 2-5 2-3 - 1 - 1 - 1 6A.Tanghe 15 1-2 1-1 - 4 - - - 2 3R.Wright* 24 1-4 0-2 - 3 4 - - 2 2T.Larrouquis 4 0-1 - 0-2 - - - - - -Total 200 25-50 6-15 17-20 28 12 5 - 15 73Le Mans Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsC.Kahudi* 38 6-13 3-8 3-4 8 - 1 - - 18A.Koffi 15 5-6 - 1-2 2 - - - 3 11T.Bryant 21 5-7 0-1 - 3 1 1 - 1 10T.Rochestie* 40 4-11 0-4 1-2 2 12 2 - - 9M.Sommerville* 24 3-6 1-3 - 6 1 2 - 2 7J.P.Batista* 18 3-7 - - 4 - 1 - 5 6H.Kahudi 17 3-5 - - 2 - - - - 6A.Acker 15 1-6 0-2 - - - - - 2 2M.Kouguere* 12 0-3 0-2 - 2 1 - - 1 -Total 200 30-64 4-20 5-8 29 15 7 - 14 69

PRO B30e journée

Vendredi 13 avril

Aix-Maurienne bat *Denain 90-81*Antibes bat Boulazac 82-77*Bordeaux bat Bourg-en-Bresse 98-87Fos-sur-Mer bat *Évreux 68-64*Le Portel bat Saint-Vallier 91-85*Nantes bat Rouen 95-88*Châlons-Reims bat Lille 82-69

Samedi 14 avril

Boulogne-sur-Mer bat *Quimper 89-68Limoges bat *Vichy 82-72

Prochaine journée31e journée

Vendredi 20 avril, à 20h

Boulazac – BordeauxFos-sur-Mer – Nantes

Lille – Bourg-en-BresseChâlons-Reims – Évreux

Samedi 21 avril, à 20h

Boulogne-sur-Mer – Aix-MaurienneLimoges – AntibesRouen – Le PortelSaint-Vallier – VichyQuimper – DenainBoxes-scores13/4 Aix-Maurienne bat *Denain 90-81Denain Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsL.Kante* 34 8-14 3-6 3-3 7 - - - 1 22X.Gaillou* 32 4-7 1-3 5-5 3 3 1 - 5 14J.James* 30 5-11 - 4-6 6 2 2 - - 14R.Rossiter* 32 2-6 0-1 6-8 15 1 - 1 4 10N.Rohnert 29 4-11 0-3 2-2 3 2 1 - 1 10F.Minet* 20 2-7 1-5 2-2 3 1 1 - 1 7A.Aboubakar Zaki 20 2-8 0-2 - 5 - - 2 2 4M.Mubarak 3 0-2 0-1 - - - - - - -Total 200 27-66 5-21 22-26 42 9 5 3 14 81Aix-Maurienne Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsB.Osby* 27 9-16 - - 8 1 - 1 - 18J.Ekanga-Ehawa* 30 4-10 2-5 5-6 4 1 2 - 2 15D.Tucker 15 4-6 2-3 4-5 2 2 1 - 2 14W.Brown* 23 4-10 2-4 1-4 7 2 - - 1 11S.Darnauzan* 29 3-8 2-4 - - 4 1 - 1 8G.Clerc 19 3-6 2-2 - 2 2 2 - 1 8M.Houmounou 12 3-6 - 2-4 5 1 - - 1 8T.Yvrande* 17 1-3 0-1 5-6 1 3 - - - 7A.Gomis 15 0-4 0-1 1-2 4 - - - 2 1M.Traoré 13 - - - 2 - - - - -Total 200 31-69 10-20 18-27 35 16 6 1 10 90

13/4 *Antibes bat Boulazac 82-77Antibes Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsL.Bengaber* 29 3-9 2-6 6-6 6 5 1 - 2 14M.Badiane* 21 6-9 - 1-2 4 - - - 3 13F.Prenom 26 5-8 0-1 2-2 8 4 1 - 2 12S.Essart* 26 4-7 2-3 1-2 2 2 2 - - 11J.Allen* 22 3-11 1-2 4-4 9 4 1 - - 11B.Monclar* 32 3-6 0-1 1-1 3 4 - - 1 7M.Courby 21 3-5 1-2 0-2 1 - - - 2 7C.Brown 21 2-5 1-2 2-3 - 2 4 - - 7Y.Siegwarth 2 0-2 0-1 - 1 - - - - -Total 200 29-62 7-18 17-22 34 21 9 - 10 82Boulazac Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsA.McKenzie* 38 9-15 1-2 1-5 8 3 2 1 2 20R.Ayers* 33 7-10 3-6 - 3 1 2 - 1 17D.Monroe* 34 5-11 0-1 5-6 10 6 - - 4 15Y.Gaillou* 19 3-5 1-2 1-2 2 1 - - 3 8I.Soumahoro 20 2-4 1-1 2-2 1 1 - 1 1 7F.Adjiwanou 8 1-4 - 2-2 2 - - - - 4A.Kerckhof* 23 1-3 1-1 - 1 4 - - 2 3T.Dubiez 13 1-5 1-5 - 1 - - - 1 3K.Morlende 12 0-1 0-1 - - 1 - - - -Total 200 29-58 8-19 11-17 28 17 4 2 14 77

13/4 *Bordeaux bat Bourg 98-87Bordeaux Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsJ.Ford* 34 9-12 - 8-9 4 1 - - 2 26O.Bassett* 29 8-8 2-2 2-2 2 1 3 - - 20K.Cunningham* 28 2-7 - 12-13 4 5 - 1 5 16G.Darrigand* 33 6-8 1-2 2-3 1 3 1 - 4 15M.Doubal 18 1-6 1-4 8-8 1 - - - 1 11S.Driss* 25 0-4 0-3 6-6 2 1 2 - 2 6M.Diaw 18 1-4 - 2-4 6 1 - 1 - 4J.Nzeulie 15 0-2 0-1 - 3 2 - 1 1 -Total 200 27-51 4-12 40-45 23 14 6 3 15 98Bourg Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsC.Koma* 22 8-10 1-1 1-1 4 2 1 - 4 18O.Barro* 32 8-11 - 1-2 11 5 1 - 2 17C.Ferchaud 23 6-9 3-5 - - - - - - 15J.Baxter* 36 5-13 3-8 1-2 1 7 4 - 3 14J.Volcy 15 6-8 2-3 0-1 2 2 2 - - 14J.Delhomme* 27 1-6 1-3 2-2 1 4 1 - 1 5R.Chery 22 1-3 1-2 1-2 1 1 2 - 4 4J.Sanchez* 15 - - - 2 2 1 - 3 -O.Da Silveira 8 0-2 - - 2 - - - 1 -Total 200 35-62 11-22 6-10 24 23 12 - 18 87

13/4 Fos bat *Évreux 68-64Évreux Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsA.Rowland* 36 6-10 2-2 4-4 2 6 2 - 3 18J.Wood* 34 7-14 0-1 2-4 7 2 1 - 1 16L.Konaté 28 5-11 0-1 1-1 5 1 1 - 4 11D.Reed* 26 3-11 0-3 3-4 9 - 2 2 6 9S.Ho You Fat* 29 1-4 - 4-4 4 - 1 - 2 6G.Costentin* 28 1-4 1-4 1-2 3 2 2 - 1 4M.Correa 9 - - - 1 - - - 1 -G.Florimont 6 0-1 - - 1 - - - - -K.Dahak 4 - - - - 1 - - - -Total 200 23-55 3-11 15-19 32 12 9 2 18 64

Fos Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsE.Choquet* 40 6-8 1-3 6-8 4 2 3 - 2 19S.Gay* 34 5-9 0-1 2-4 10 1 2 2 2 12M.Dia 24 3-10 1-4 5-5 4 1 2 - 3 12R.Roby* 22 4-4 1-1 - - 1 1 - 5 9B.Clark* 26 2-10 0-3 4-5 4 - - - 1 8K.Atamna 26 2-7 0-4 - 4 7 3 - 1 4S.Giffa* 12 0-3 0-1 4-4 - 2 1 - 3 4W.Soliman 10 0-1 - 0-2 2 - - 2 1 -C.Cavallo 6 - - - - - 1 - 1 -Total 200 22-52 3-17 21-28 28 14 13 4 19 68

13/4 *Le Portel bat Saint-Vallier 91-85Le Portel Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsM.Labeyrie 28 6-11 2-5 4-5 5 4 - - 1 18N.Wyatte* 33 6-9 - 4-5 7 - - - - 16R.Taylor* 33 6-7 1-2 1-2 4 5 1 - 5 14M.N’Diaye* 28 5-8 3-5 0-2 6 4 1 - - 13B.Mangin 30 3-6 2-5 2-2 2 6 2 - 4 10I.Sy 13 2-2 2-2 4-4 4 1 - - - 10C.Davis* 17 3-6 1-3 1-3 1 1 - - 2 8J.Ludon* 15 1-4 0-1 - 1 - - - 4 2G.Leburgue 3 0-1 - - 1 - - - - -Total 200 32-54 11-23 16-23 31 21 4 - 16 91Saint-Vallier Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsL.Prowell* 18 9-11 1-2 0-2 2 1 - - - 19K.Shiloh* 34 6-14 5-9 - 3 8 - - - 17D.Diarra* 27 4-8 2-4 2-2 3 - 1 - 1 12H.Disy 27 5-8 0-1 2-4 3 - - - 2 12D.Denave* 37 4-8 1-4 - 5 5 3 - 3 9F.Tortosa 24 3-7 2-5 - 1 4 1 - 2 8S.Barrett* 20 3-6 0-1 - 3 1 2 - 3 6Y.Zonnet 7 1-2 - - 1 - 1 - - 2F.Corneo 6 - - - 1 2 - - - -Total 200 35-64 11-26 4-8 22 21 8 - 11 85

13/4 *Nantes bat Rouen 95-88Nantes Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsE.Mendy 29 12-16 1-2 0-2 9 - 1 - 1 25D.Fergerson* 26 7-8 1-2 4-4 3 3 - - 3 19J.Fields* 31 4-8 1-3 3-4 5 3 - - - 12A.Charles* 26 4-8 0-2 - 5 4 3 - 2 8M.Drame 23 3-6 1-1 1-1 4 6 1 - 1 8O.Bardet 14 2-6 2-5 2-2 1 3 - - - 8N.Gayon* 17 2-5 1-1 - 1 - 2 - 1 5M.Diarra* 11 2-6 - - 2 - - - - 4J.Douillet 9 2-4 - - - - - - - 4K.Idomenee 14 - - 2-2 1 2 2 - 1 2Total 200 38-67 7-16 12-15 31 21 9 - 9 95Rouen Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsJ.Siggers* 35 9-19 3-6 6-7 2 3 2 1 2 27S.Dia* 19 4-7 2-3 4-4 3 - - - 2 14T.Maizeroi 20 4-7 3-6 1-2 4 - 1 - - 12P.Poupet* 35 3-7 1-3 3-5 1 7 1 - 1 10C.Bronchard 20 2-4 - 4-4 4 1 - - 3 8K.Patiejunas 14 2-3 0-1 2-2 - 1 1 - 1 6A.Dunn* 20 2-6 - 0-1 8 1 - 1 4 4J.Wampfler 12 2-4 - - 2 - - - - 4L.Chelle* 25 1-3 1-3 - 4 - - - - 3Total 200 29-60 10-22 20-25 28 13 5 2 13 88

13/4 *Châlons-Reims bat Lille 82-69Châlons-Reims Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsR.Mels* 32 10-16 7-11 3-4 3 3 2 - 4 30N.Carter 26 3-8 1-1 6-9 2 - 2 - 2 13K.Corre* 23 3-3 - 4-5 6 1 1 2 1 10K.Joss Rauze 26 3-5 1-3 2-2 2 2 - - 2 9G.Chathuant* 19 3-6 0-1 3-4 5 1 1 - 2 9C.Daniels* 28 2-7 - 1-2 14 1 - 1 2 5B.Mullins* 23 2-5 0-2 0-2 2 7 - - 4 4E.Plateau 20 0-3 - 2-2 2 4 - - 2 2P.Beye 3 0-1 - - - - - - - -Total 200 26-54 9-18 21-30 36 19 6 3 19 82Lille Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsS.Bradford* 36 5-11 - 11-15 10 2 2 - 1 21A.Rigaux* 31 4-10 3-6 2-2 7 7 1 - 2 13M.Camara 23 3-8 3-8 2-2 - 1 - - 2 11M.Tensorer 28 3-7 3-7 - 2 1 1 - 5 9B.Gillet* 39 2-9 1-6 3-4 1 5 2 - 1 8N.Taccoen* 24 2-4 0-1 2-2 4 - - 2 1 6J.M’Bida 7 0-3 - 1-2 2 - 1 - 1 1C.Marshall* 12 0-3 - - 3 1 - - 1 -Total 200 19-55 10-28 21-27 29 17 7 2 14 69

14/4 Boulogne bat *Quimper 89-68Quimper Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsA.McCoy* 34 9-17 5-10 - 4 4 1 - 3 23P.Paelay* 34 4-13 1-5 3-4 3 3 1 - 3 12W.Molas* 25 4-7 0-1 2-2 3 2 - - 2 10A.Salmon 21 3-9 2-5 2-4 7 - 1 - - 10N.Roche* 31 2-4 - 4-8 11 1 1 2 5 8G.Lessort 15 0-2 - 3-4 - - 2 - 1 3V.Mouillard* 32 0-5 0-3 2-2 - 4 2 - 2 2B.Doumbe 7 - - - 2 1 - - - -A.Thimon 1 0-1 - - 1 - - - 1 -Total 200 22-58 8-24 16-24 31 15 8 2 17 68Boulogne Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsT.Stanley 24 6-11 3-7 - 2 1 1 - 2 15Z.Bah* 27 6-11 0-1 2-2 1 5 - - 1 14J.Mathis 24 5-9 1-2 2-3 7 1 1 1 1 13C.Rouse 27 3-8 0-1 3-4 7 1 2 - - 9C.McCray* 22 3-7 2-2 - 2 3 2 - 6 8F.Raposo* 22 3-5 - 2-4 10 - - 1 3 8J.Leria* 16 3-10 - 2-3 3 2 1 - 1 8J.Rousselle 22 1-3 1-2 4-4 3 9 1 - 1 7P.Le Pellec 10 2-4 - 0-2 2 - 1 - - 4R.Gregoire* 6 1-1 1-1 - 1 - 1 - - 3Total 200 33-69 8-16 15-22 38 22 10 2 15 89

14/4 Limoges bat *Vichy 82-72Vichy Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsD.Coleman* 36 6-16 2-5 6-6 10 2 2 - 1 20M.Guichard* 34 6-11 2-4 3-4 - 1 2 - 4 17E.Craven 28 3-10 0-5 6-8 8 3 1 - 2 12S.Dondon* 25 4-9 0-1 1-2 4 1 - - 1 9A.Eito* 37 2-5 2-3 1-2 4 7 3 - 1 7M.Jefferson 19 2-6 - 0-2 2 - - 3 1 4N.Faye* 15 1-4 1-2 0-2 7 - - - 1 3W.Aka 6 0-3 0-3 - - - - - - -Total 200 24-64 7-23 17-26 35 14 8 3 11 72Limoges Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsK.McAlarney* 35 10-15 7-9 2-2 - 4 - - 3 29R.Desroses* 32 5-10 0-3 4-4 7 2 1 - 2 14L.Milbourne 13 4-6 0-1 4-4 4 - - - 2 12S.Traore* 24 3-6 - 2-5 4 - 3 - - 8J.Gomis 26 3-7 1-3 - 2 3 1 - - 7J.Mipoka 7 3-5 1-3 - - - 1 - 1 7N.Boungou Colo 18 1-5 - 1-2 2 2 - - 1 3C.Massie* 23 1-2 - - 8 2 - 1 3 2F.Zerbo 17 0-3 - - 3 1 - 2 - -J.Hoyaux* 5 0-1 0-1 - - - - - - -Total 200 30-60 9-20 13-17 30 14 6 3 12 82

ESPOIRS26e journéeLe Mans bat *Roanne 86-70*Gravelines-Dk bat Le Havre 84-63Chalon bat *Nancy 98-89

PRO B : CLASSEMENTÉquipe MJ G-P Dom. Ext. Pour Contre Écart Série 5 der.

1 Limoges 30 24-6 13-1 11-5 83,1 73,2 +9,9 1 v. 4-12 Boulazac 30 22-8 13-2 9-6 78,3 75,2 +3,1 1 d. 2-33 Châlons-Reims 30 21-9 13-2 8-7 77,5 71,5 +6,0 4 v. 4-14 Aix-Maurienne 30 19-11 12-3 7-8 86,1 79,3 +6,8 1 v. 3-2- Fos-sur-Mer 30 19-11 13-2 6-9 79,6 75,2 +4,4 2 v. 3-26 Boulogne-sur-Mer 30 17-13 11-4 6-9 80,4 81,3 -0,9 4 v. 4-1- Bordeaux 30 17-13 12-3 5-10 77,1 77,6 -0,5 2 v. 4-18 Lille 30 16-14 10-5 6-9 76,1 73,9 +2,2 1 d. 3-29 Saint-Vallier 30 14-16 9-6 5-10 81,6 81,5 +0,1 1 d. 3-2- Bourg-en-Bresse 30 14-16 11-4 3-12 81,0 79,9 +1,1 1 d. 2-3- Antibes 30 14-16 9-6 5-10 77,0 76,4 +0,6 1 v. 3-2- Évreux 30 14-16 8-7 6-9 75,9 77,2 -1,3 1 d. 3-2

13 Nantes 30 13-17 9-7 4-10 75,2 77,3 -2,1 1 v. 2-314 Le Portel 30 11-19 7-8 4-11 76,5 82,7 -6,2 1 v. 1-415 Denain 30 10-20 6-9 4-11 80,8 85,7 -4,9 6 d. 0-5- Rouen 30 10-20 5-10 5-10 80,7 82,8 -2,1 2 d. 1-4

17 Quimper 30 8-22 7-8 1-14 68,3 77,5 -9,2 2 d. 2-318 Vichy 30 7-23 6-9 1-14 69,3 76,2 -6,9 4 d. 1-4

PRO A : CLASSEMENTÉquipe MJ G-P Dom. Ext. Pour Contre Écart Série 5 der.

1 Gravelines-Dk 26 23-3 13-0 10-3 78,2 63,8 +14,4 8 v. 5-02 Chalon 26 21-5 10-3 11-2 82,8 75,0 +7,8 1 v. 3-23 Orléans 26 18-8 11-2 7-6 76,7 70,9 +5,8 3 v. 4-14 Nancy 26 16-10 10-3 6-7 80,0 76,5 +3,5 2 d. 2-3- Le Mans 26 16-10 10-3 6-7 82,5 79,7 +2,8 2 d. 3-2- Paris Levallois 26 16-10 12-1 4-9 82,0 80,6 +1,4 1 d. 2-37 Roanne 26 14-12 10-3 4-9 76,6 76,2 +0,4 2 v. 4-18 Cholet 26 13-13 5-8 8-5 79,4 77,3 +2,1 2 v. 3-29 Strasbourg 26 12-14 9-4 3-10 76,6 74,6 +2,0 2 v. 3-2- Dijon 26 12-14 10-3 2-11 69,6 70,7 -1,1 1 v. 2-3- Nanterre 26 12-14 7-6 5-8 80,7 81,3 -0,6 4 v. 4-1

12 ASVEL 26 11-15 7-6 4-9 76,1 76,7 -0,6 1 d. 1-413 Poitiers 26 8-18 6-7 2-11 73,5 78,3 -4,8 3 d. 2-3- Le Havre 26 8-18 6-7 2-11 75,7 78,3 -2,6 2 d. 2-3

15 Pau-Lacq-Orthez 26 6-20 5-8 1-12 76,2 86,2 -10,0 6 d. 0-516 Hyères-Toulon 26 2-24 1-12 1-12 75,2 95,7 -20,5 18 d. 0-5

12 CHIFFRESCHIFFRES

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EUROLEAGUEFinal Four (à Istanbul)

Demi-finalesVendredi 11 mai

CSKA Moscou – Panathinaikos à 17hOlympiakos – Barcelone à 20hMatch pour la 3e place

Dimanche 13 mai (17h00)

FinaleDimanche 13 mai (20h00)

EUROCUPFinals (à Moscou)

Demi-finalesSamedi 14 avril

Valencia bat Lietuvos rytas 80-70Khimki bat Spartak Saint-Pétersbourg 77-73Match pour la 3e place

Dimanche 15 avril

Lietuvos rytas bat Saint-Pétersbourg 71-62Finale

Dimanche 15 avril

Khimki Moscou bat Valencia 77-68MVP : Zoran Planinic

EUROCHALLENGEFinal Four (à Debrecen, en Hongrie)

Demi-finalesVendredi 27 avril

Szolnok – BesiktasChalon – Triumph LyubertsyFinale

Dimanche 29 avril

ESPAGNELIGA ENDESA29e journée*Séville bat Obradoiro 79-59*Badalone bat Saragosse 85-63*Estudiantes bat Gran Canaria 61-52*Bilbao bat Valladolid 89-77*Barcelone bat Saint-Sébastien 77-61*Murcie bat Malaga 86-77*Manresa bat Vitoria 72-70*Real Madrid bat Alicante 91-87Fuenlabrada – Valencia 18 avrilClassement : 1- Barcelone (24-5), 2- Real Madrid (22-7), 3- Vitoria (20-9), 4- Bilbao (17-12), 5- Valencia (16-12), 6- Saint-Sébastien, Séville (16-13), 8- Alicante (15-13), 9- Saragosse, Manresa, Malaga (14-15), 12- Badalone (13-16), 13- Fuenlabrada (11-17), 14- Murcie, Gran Canaria (11-18), 16- Obradoiro (10-19), 17- Estudiantes Madrid (8-20), 18- Valladolid (7-22).

ITALIELEGA29e journéePesaro bat *Varèse 67-63*Crémone bat Venise 89-80Sienne bat *Casale Monferrato 82-76*Caserte bat Avellino 76-67*Trévise bat Bologne 63-59*Sassari bat Montegranaro 79-77*Milan bat Cantu 72-64Rome – Teramo, joué le lundi 16 avrilClassement : 1- Sienne (18-7), 2- Cantu (18-9), 3- Pesaro (17-10), 4- Milan, Venise, Sassari (16-10), 7- Bologne (15-11), 8- Varèse (14-13), 9- Avellino (13-13), 10- Rome (13-14), 11- Montegranaro, Trévise (11-15), 13- Biella (11-16), 14- Caserte

(10-16), 15- Crémone (10-17), 16- Teramo (9-18), 17- Casale Monferrato (6-20).

FémininesLFB

26e et dernière journéeTarbes bat *Nantes-Rezé 68-58*Arras bat Charleville 71-67*Mondeville bat Basket Landes 58-49Nice bat *Aix-en-Provence 74-70*Saint-Amand bat Villeneuve d’Ascq 61-56Lattes-Montpellier bat *Lyon 78-69*Bourges bat Challes 71-63Classement : 1- Bourges (22-4), 2- Lattes-Montpellier (21-5), 3- Challes (19-7), 4- Mondeville (15-11), 5- Tarbes, Saint-Amand (14-12), 7- Basket Landes, Nantes-Rezé (13-13), 9- Charleville, Villeneuve d’Ascq (11-15), 11- Arras (10-16), 12- Aix-en-Provence, Lyon (7-19), 14- Nice (5-21).

LF224e journée*Laveyron bat Centre Fédéral 63-44*Limoges bat Dunkerque 51-45*Reims bat Roche 78-65Armentières bat *Aplemont 73-69*Léon-Trégor bat Calais 88-84*Toulouse bat Perpignan 73-69Voiron bat *Graffenstaden 70-68Classement : 1- Perpignan (20-4), 2- Toulouse (19-5), 3- Calais (18-6), 4- Voiron (14-10), 5- Laveyron (13-11), 6- Armentières (12-12), 7- 6- Roche (13-11, -2 pts), 8- Dunkerque (10-14), 9- Graffenstaden (9-16), 10- Léon-Trégor (11-13, -2), 11- Reims (8-16), 12- Limoges (8-16), 13- Aplemont (7-17), 14- Centre Fédéral (7-18).

Paris Levallois bat *Strasbourg 83-66*Nanterre bat Poitiers 78-68*Cholet bat Pau-Lacq-Orthez 83-74*Hyères-Toulon bat Orléans 72-52ASVEL bat *Dijon 77-52Classement : 1- Le Mans (20-5), 2- Gravelines-Dunkerque (20-6), 3- Hyères-Toulon (19-7), 4- Nancy, ASVEL (18-8), 6- Strasbourg (14-12), 7- Paris Levallois, Pau-Lacq-Orthez (13-13), 9- Cholet (11-14), 10- Roanne, Poitiers, Le Havre (11-15), 13- Chalon (10-15), 14- Orléans (7-19), 15- Nanterre (5-20), 16- Dijon (5-21).

NATIONALE 130e journée*Saint-Quentin bat Charleville 81-80*Blois bat Montbrison 72-57*Orchies bat Angers 83-59*Rueil bat Le Puy 84-62Souffelweyersheim bat *Challans 70-63Sorgues bat *Clermont 96-88*Roche/Saint-Étienne bat Brest 86-83*Cognac bat Liévin 94-68Centre Fédéral – Chartres le 24 avrilClassement : 1- Saint-Quentin (24-7), 2- Charleville, Orchies, Souffelweyersheim (23-8), 5- Roche/Saint-Étienne (22-9), 6- Blois (21-10), 7- Cognac (19-12), 8- Sorgues (18-13), 9- Brest (16-15), 10- Angers, Liévin, Challans, Rueil (14-17), 14- Chartres (12-18), 15- Clermont (8-23), 16- Montbrison (6-25), 17- Le Puy (5-26), 18- Centre Fédéral (2-28).

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13CHIFFRES

NBA : CLASSEMENTSCONFÉRENCE EST

Équipes MJ V-D % Dom. Ext. Pour Contre Écart Série 10 der.

1 Chicago 59 45-14 76,3 24-6 21-8 96,8 88,8 +7,9 2 v. 6-42 Miami 59 42-17 71,2 25-4 17-13 100,1 93,3 +6,7 2 v. 6-43 Indiana 60 38-22 63,3 20-8 18-14 97,0 94,0 +3,1 4 v. 8-24 Atlanta 59 35-24 59,3 19-8 16-16 95,6 92,9 +2,7 1 v. 6-45 Boston 60 35-25 58,3 21-9 14-16 91,7 89,4 +2,3 1 v. 7-36 Orlando 59 34-25 57,6 19-12 15-13 94,0 92,8 +1,2 2 d. 3-77 Philadelphia 59 31-28 52,5 19-13 12-15 93,1 88,3 +4,7 1 d. 4-68 New York 60 31-29 51,7 20-11 11-18 97,2 94,3 +2,9 1 d. 6-49 Milwaukee 60 29-31 48,3 15-15 14-16 99,3 98,7 +0,6 1 d. 6-410 Detroit 59 22-37 37,3 15-13 7-24 90,5 96,1 -5,5 1 d. 5-511 New Jersey 61 22-39 36,1 9-21 13-18 93,5 98,8 -5,3 1 d. 6-412 Toronto 60 21-39 35,0 12-19 9-20 91,1 94,6 -3,5 1 v. 5-513 Cleveland 58 20-38 34,5 10-19 10-19 93,7 99,7 -5,9 1 v. 3-714 Washington 60 14-46 23,3 8-22 6-24 93,1 99,8 -6,7 2 d. 3-715 Charlotte 58 7-51 12,1 4-23 3-28 88,0 101,4 -13 15 d. 0-10

CONFÉRENCE OUESTÉquipes MJ V-D % Dom. Ext. Pour Contre Écart Série 10 der.

1 Oklahoma City 60 44-16 73,3 25-6 19-10 103,1 96,5 +6,7 2 v. 6-42 San Antonio 58 42-16 72,4 25-5 17-11 101,8 96,3 +5,5 2 v. 8-23 L.A. Lakers 60 38-22 63,3 24-6 14-16 96,9 94,7 +2,2 3 v. 7-34 L.A. Clippers 60 37-23 61,7 22-9 15-14 97,5 94,9 +2,6 3 v. 8-25 Memphis 59 35-24 59,3 22-7 13-17 95,3 93,7 +1,7 1 v. 8-26 Dallas 60 34-26 56,7 21-10 13-16 95,0 93,7 +1,3 3 v. 6-47 Houston 59 32-27 54,2 20-10 12-17 98,4 97,6 +0,8 2 d. 6-4- Denver 59 32-27 54,2 18-12 14-15 103,6 101,8 +1,8 1 d. 6-49 Phoenix 60 31-29 51,7 17-11 14-18 97,9 97,9 0,0 1 d. 6-410 Utah 61 31-30 50,8 21-8 10-22 98,8 98,9 -0,1 2 d. 4-611 Portland 60 28-32 46,7 20-12 8-20 97,4 96,7 +0,7 1 d. 5-512 Minnesota 61 25-36 41,0 13-17 12-19 98,5 100,0 -1,5 9 d. 1-913 Golden State 59 22-37 37,3 12-17 10-20 98,3 101,3 -3,0 4 d. 2-814 Sacramento 60 19-41 31,7 14-15 5-26 98,1 104,3 -6,3 7 d. 2-815 New Orleans 59 17-42 28,8 9-22 8-20 89,8 94,0 -4,2 2 v. 5-5

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TOURNOI DE MANNHEIM

LA FRANCE 8E

Au tournoi Albert Schweitzer de Mannheim les Bleuets ont échoué au deuxième tour. La razzia espagnole, elle, continue.

Florent de LAMBERTERIE

L es petits Français n’auront pas fait de miracle. À Mannheim, sorte de mini championnat du monde des moins de 18 ans, les juniors

entraînés par Philippe Ory n’ont pas réussi à se glisser dans le carré fi nal, et empochent une modeste 8e place au classement, la 7e en ce qui concerne les nations européennes. Un résultat pas forcément très encourageant à quelques mois de l’Euro U18, qui aura lieu en Lituanie et Lettonie du 9 au 19 août prochain, même si traditionnellement, l’étape allemande de Mannheim sert surtout de galop d’essai avant les choses sérieuses.Les Français avaient pourtant bien débuté en battant d’entrée l’Argentine (70-68) grâce notamment aux 15 points de Boris Dallo et aux 12 points et 13 rebonds de Mouhamadou Jaiteh (2,06 m, 17 ans), le chef de fi le de l’INSEP et de cette équipe de France junior qui terminera meilleur rebondeur du tournoi (9,7 rbds) et 2e meilleure évaluation (21,2). Les Bleuets ont ensuite sévèrement déjoué contre l’Italie (65-83) puis ont expédié les affaires courantes face à Israël (92-61, 25 points d’Anthony

Racine) pour terminer deuxièmes de leur groupe. Les choses se sont rapidement corsées au 2e tour puisqu’en perdant d’entrée face à l’Allemagne (64-66), la France disait adieu à ses espoirs de Top 4, la victoire in extremis sur la Turquie (75-74) ne changeant rien. Derniers de leur groupe, les Français s’inclinent également contre les USA en match de classement (81-87) malgré là encore, un Mouhamadou Jaiteh très productif (25 pts, 14 rbds, 6 pds, 4 ints).

L’Espagnesur sa lancéeOutre les performances des Bleus, le tournoi de Mannheim aura permis, une fois encore, de confi rmer la mainmise de l’Espagne sur le basket mondial chez les jeunes. Champions d’Europe U18 l’an dernier, les Espagnols continuent sur leur lancée avec en chef de fi le Guillermo Hernangomez (2,03 m, 17 ans, 13,6 pts et 8,7 rbds sur le tournoi), la jeune pousse du Real Madrid.L’Espagne termine invaincue après sa victoire en fi nale contre la Serbie 76-65, ceci en dépit des efforts de

Nikola Radicevic (1,96 m, 17 ans, 19 pts et 7 rbds en fi nale), élu MVP du tournoi. La Turquie se classe 3e en battant les hôtes de la compétition pour la petite fi nale (90-85) et son arrière vedette, Cedi Osman (1,96, 17 ans depuis le 4 avril, 12,1 pts à Mannheim) s’est vu décerner le titre de joueur le plus talentueux. Enfi n, si la Chine n’a pas brillé sur la compétition, son pivot Zhou Qi (2,15 m, 18 ans, 16,2 pts, 7,8 rbds, 4,2 cts), meilleure évaluation du tournoi (22,4) aura largement attiré l’attention. n

CLASSEMENT1. Espagne2. Serbie3. Turquie4. Allemagne5. Italie6. Russie7. États-Unis8. France9. Australie10. Israël11. Chine12. Suède13. Argentine14. Grèce15. Danemark16. Nouvelle-Zélande

MEILLEUR CINQNikola Radicevic (Serbie) MVPJosep Perez (Espagne)Paul Zipser (Allemagne)Mihajlo Andric (Serbie)Guillermo Hernangomez (Espagne)

Mouhamadou Jaiteh

Page 15: BasketNews 600

ÉCHOS FRANCE 15

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THIERRY PICARD - NOUVEAU PRÉSIDENT AU STB

« UN MILLION D’EUROS DE MASSE SALARIALE D’ICI TROIS ANS »À compter du 1er juin, Thierry Picard, 46 ans, prendra la succession de Jacques Lemonnier à la présidence du STB Le Havre. Directeur général de LBC Sogestrol, entreprise spécialisée dans le stockage de produit chimique, partenaire du club depuis 2003 et vice-président depuis deux ans, il souhaite mettre en place un projet pour sortir le club du bas de tableau.

Propos recueillis par Florent de LAMBERTERIE

Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à briguer la présidence du club ?Au lendemain de la démission de Joël Ras (président de 2010 à 2011), Jacques Lemonnier m’a appelé pour savoir si j’étais prêt à reprendre le club avec lui, monter un projet. J’ai bossé sur le projet l’été dernier et j’ai travaillé avec la mairie pendant cinq à six mois pour obtenir une subvention exceptionnelle (en mars, la mairie du Havre a accordé une subvention de 300.000 euros au club pour combler le désengagement du Conseil Général). J’ai aussi fait rentrer une bonne partie des partenaires au club puisque j’étais en charge du marketing. Connaissant les partenaires et les collectivités, l’étape suivante c’était de prendre la présidence.

En quoi consiste ce projet ?J’ai fait un état des lieux avant de construire le projet. La première des choses constatées, c’est que le club a encore un fonctionnement associatif même si sur le papier on est en SASP depuis quatre ans. Il faut déjà structurer le club pour gagner en efficacité et en lisibilité. Le deuxième axe, c’est de développer le centre de formation. C’est ma priorité. Il a pâti de la baisse du budget et on a aussi un manque d’attractivité de notre hébergement qui n’est plus du tout à la hauteur. Je veux retrouver

dès la saison prochaine deux, trois jeunes supplémentaires pour revenir d’ici trois, quatre ans au niveau où on était quand on avait des Ian Mahinmi, Pape Sy, Fabien Causeur… L’équipe qui a été championne de France espoirs à deux reprises. Enfin, le troisième axe, c’est l’aspect

financier. On veut accroître le nombre de partenaires et on veut trouver un public. On a un noyau dur qui est là, 1.500 personnes environ, et l’objectif est de monter à 3.000 spectateurs d’ici trois ans. Il y a encore des gens qui ne nous connaissent pas, même au Havre. On envisage aussi d’aller chercher des gens en Basse-Normandie, de les faire venir en car.

Sportivement, quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés ?Le sportif et le

financier sont liés. L’objectif est d’atteindre une masse salariale critique que j’ai fixée à un millions d’euros et en dessous de laquelle on

aura du mal à jouer autre chose que le maintien. Je me suis fixé trois ans pour l’atteindre, c’est énorme, ça ne fait que 400.000 euros de plus en masse salariale mais ça représente 700.000 à 800.000 euros de budget en plus. Quand on aura atteint cette masse salariale d’un million d’euros, on pourra commencer à accrocher durablement les playoffs. Mais il faut rester réaliste, je n’ai pas imaginé que dans cinq ans, on joue la finale. n

D.R.

« Il faut rester réaliste »

Page 16: BasketNews 600

16 ÉCHOS FRANCEPa

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D écidemment, pas grand-chose ne leur résiste. Le leader de Pro B est impatient de jouer à l’étage supérieur et la Coupe de France tombe

à point nommé pour prendre un peu d’avance. Ainsi, après l’ASVEL quelques semaines plus tôt, ce fut cette fois au tour des Manceaux de passer à la moulinette, hachés menus bien comme il faut avec un pourcentage de réussite bloqué à… 28,6% ! Harcelés et rudoyés tout du long, particulièrement dans la raquette où le binôme Batista/Sommerville resta muselé à un improbable 2/23 aux shoots, les hommes de J.D. Jackson ont subi la pression et l’intensité d’un groupe pourtant amputé d’Aldo Curti et Raphaël Desroses, le second étant retenu à la maternité pour assister à la naissance de sa petite fille.« Je n’avais jamais connu ça », s’exclamait l’entraîneur sarthois à nos confrères de L’Équipe. « Il n’y a que Gravelines, le leader de Pro A, qui nous avait infligé ça cette saison. Limoges le mérite. » Parmi les plus méritants figurent Kyle McAlarney (16 pts à 6/9), Joseph Gomis (13 pts, 5 fautes provoquées) et Chris Massie (12 pts, 14 rbds, 25 d’éval). Qu’on se le dise, le CSP n’a pas peur des Pro A.

Le Havre sur le filL’autre représentant de Pro B, Boulazac, n’aura pas réussi à imiter son voisin limougeaud. Fred Adjiwanou (16 pts) et les siens échouent avec les honneurs mais ce sont bien les Choletais qui passent. Fabien Causeur (22 pts, 5 pds, 10 fautes provoquées) et DeMarcus Nelson (19 pts, 5 rbds) ont joué les puncheurs pendant que Rudy Gobert s’amusait à nettoyer le ring (13 rbds, 6 cts, 24 d’éval).

En demie, Cholet rencontrera Chalon, sorti vainqueur de sa cinquième confrontation de la saison contre Roanne. Une rencontre que Steed Tchicamboud a cette fois bien voulu jouer de bout en bout, et bien (16 pts et 4 pds mais à 4/12), et où Nicolas Lang a fait parler la poudre (14 pts, dont 4/7 derrière l’arc). En face, Dylan Page (18 pts à 8/10) était un peu seul.Plus difficile à se dessiner en revanche, la victoire des Havrais in extremis. Bien qu’en tête pendant les trois quarts du temps, le SLUC s’est fait coiffer au poteau par un shoot de Kevin Houston, le remplaçant de Nic Wise. C’est la seconde fois cette saison que Nancy s’incline aux Docks Océane, cette fois en grande partie à cause de Houston (17 pts, 6 pds) et Karim Souchu (18 pts à 7/10). Un précieux succès pour des Havrais qui se présenteront donc en demi-finale à Beaublanc où sont déjà tombés deux Pro A cette saison. À noter qu’en cas de victoires communes de Limoges et Chalon au tour suivant, la finale 2012 serait l’exact remake de celle de 2011. n

RÉSULTATSCholet bat *Boulazac 72-67*Le Havre bat Nancy 66-65*Limoges bat Le Mans 60-57*Chalon bat Roanne 75-56

PROGRAMMEDemi-finales

Jouées le 24 avril

Limoges – Le HavreChalon – Cholet

COUPE DE FRANCE

LIMOGES, COUPEUR DE TÊTESAprès avoir déjà fait tomber l’ASVEL en 8e de finale, le CSP s’est offert une nouvelle Pro A en quart après sa victoire contre Le Mans. Le leader de Pro B a de l’appétit, y compris en Coupe.Florent de LAMBERTERIE

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17PRO B

DERNIÈRE LIGNE DROITE AU LIMOGES CSP

LA MONTÉE PAR LE MENUAvant le début des playoffs, Limoges a cinq rencontres décisives, quatre pour conserver la première place du championnat et une demi-finale de Coupe de France contre Le Havre, pour accéder à Bercy. Le point avec le « futur ex » coach du CSP, Frédéric Sarre.

Par Claire PORCHER

G râce à sa victoire contre Vichy (82-72), le leader Limoges compte deux victoires d’avance sur Boulazac, défait par Antibes

(77-82). « On savait le résultat de Boulazac, mais à Vichy, il fallait que l’on gagne le match et basta. Les résultats des autres équipes se seront là que pour réparer des erreurs si on en fait sur les derniers matches », explique Fred Sarre.Le coach du CSP veut juste engranger les victoires, les unes après les autres. « On n’a pas à se soucier de ce que font les autres. On n’a qu’à se soucier de nous. » Il reste à Limoges quatre rencontres de saison

régulière. Avec d’abord la réception d’Antibes samedi, qui reste sur neuf victoires en treize matches depuis le début de la phase retour. « Antibes a plutôt fait des performances intéressantes. La preuve : ils ont été capables de battre Boulazac et ils ont perdu à Boulogne sur un tir au buzzer », se méfie Fred Sarre.Derrière, il faudra battre Bourg-en-Bresse, le futur club du coach limougeaud, qui sera alors en pleine chasse aux playoffs. Et le technicien en sait quelque chose, lui qui avait déjà pris les commandes de la JL entre 2004 et 2006, il n’est pas facile de jouer dans l’Ain. Puis, Limoges affrontera Aix-Maurienne

(4e). « C’est une équipe qui a beaucoup de talents, un pouvoir offensif très fort », explique Fred Sarre. L’AMSB, qui a gagné son ticket pour les playoffs vendredi dernier contre Denain, est en effet la meilleure attaque avec 86,1 points (83,1 pts pour Limoges). Enfin, la rencontre contre Nantes clôturera la saison régulière. Une formation que le coach ne prend pas non plus à la légère pour « sa capacité à malmener les équipes. »

Un McAlarney très showBeau programme. Même si les matches aller n’ont pas été des plus simples (+2 contre Antibes, +12 contre Bourg, +4 contre Aix et +3 contre Nantes), le calendrier est à l’avantage du leader, qui ne rencontre qu’une seule équipe du Top 8 et surtout joue trois rencontres sur quatre à domicile. Beaublanc n’a connu qu’une seule défaite cette saison : le 7 avril dernier, par la piégeuse équipe de Châlons-Reims.Mais Fred Sarre n’accorde que peu d’importance aux vents favorables. « Ce qui m’intéresse, c’est d’avancer

pas après pas. Ne pas se projeter et travailler match après match. » Pour cela, le coach peut compter sur un Kyle McAlarney en plein bourre. « C’est vrai qu’il est bien en ce moment, capable de mettre

des paniers mais de jeter aussi la balle aux partenaires, de bien défendre : dans la dimension dans laquelle on l’attendait », se réjouit-il. L’arrière américain réalise une bonne première saison française en compilant sur la deuxième phase 14,7 points à 56% (55% à 3-pts) pour 14,5 d’évaluation. Il a encore atteint les sommets contre Vichy avec 29 points à 66% dont 7/9 à trois-points ! Pour Kyle comme pour le reste du groupe, le discours de Fred Sarre n’a pas changé : « Le message n’est pas différent. Par rapport aux objectifs que nous nous sommes lancés en début de saison, on est sur la bonne voie. Mais rien n’est acquis, il faut continuer à avancer. »Et avancer, c’est aussi gérer la Coupe de France. La demi-finale contre Le Havre, mardi prochain à Beaublanc. Match après match, Limoges se rapproche des titres. n

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« Avancer pas après pas »Frédéric Sarre

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ROANNE 73 – LE MANS 69

« DÉCROCHER LA 6E PLACE »Roanne compte 6 victoires pour 2 défaites depuis le rendez-vous manqué des As. Cela a,-t-il été un déclic ? Cela a certainement eu un impact sur le jeu de l’équipe. On travaillait dur à l’entraînement depuis l’arrivée du nouveau coach et cela a simplement mis un peu de temps à se mettre en place. On récolte les fruits de ce travail et on espère que cela va continuer.

L’attaque a longtemps patiné après l’arrivée de Luka Pavicevic (70

pts marqués entre la 8e et la 19e journée). C’est aujourd’hui la clé de votre renouveau (78,5 pts depuis les As) ?L’attaque peinait car on s’était un peu plus focalisé sur notre défense jusqu’à très récemment. On n’a pas réussi à être bon dans les deux secteurs en même temps mais cela a changé aujourd’hui. C’est tant mieux pour nous car cela arrive avant les playoffs et c’est à ce moment qu’il faut être le plus fort.

La blessure de Rick Jackson peut-elle fragiliser votre bonne dynamique ?

On va dire que oui quelque part car l’alchimie commençait à bien prendre. Mais le fait que Rick Jackson soit blessé peut aussi nous permettre d’élever notre niveau de jeu. J’espère que l’arrivée du nouvel intérieur (ndlr : Gani Lawal) sera plus un coup de boost qu’un désavantage.

À titre individuel, tu joues aussi plus juste depuis huit matches (9,7 pts à 60%, 14,2 d’évaluation). Ton rôle a-t-il évolué au cours de la saison ?Oui, car je ne jouais pas beaucoup au début. J’étais un peu en quête

de confi ance. J’ai mis un peu de temps à trouver mes marques mais cela va mieux aujourd’hui. J’espère que je vais aider mon équipe à aller jusqu’au bout.

Penses-tu avoir directement bénéfi cié du départ d’Andre Barrett ?Pas forcément. Quand Barrett était là, je n’étais tout simplement pas en confi ance. Le nouveau meneur a moins d’impact offensif que Barrett donc cela peut me permettre de prendre plus de responsabilités mais il n’y a pas eu de changement très conséquent sur ma façon de jouer.

Ton équipe jouera trois de ses quatre derniers matches contre des moins bien classés. Quel est votre objectif au classement ?Il faut avant tout engranger de la confi ance avant les playoffs. On reçoit Nancy cette semaine et si nous les battons, nous ne serons qu’une victoire derrière eux. On peut essayer de décrocher la 6e place.

Une 7e place serait a priori synonyme d’une nouvelle confrontation contre Chalon…(Il coupe) C’est quelque chose que j’aimerais beaucoup. Chalon nous sort en quart de fi nale de l’EuroChallenge puis de la Coupe de France, c’est à notre tour de les sortir aussi. Ils ne vont quand même pas nous sortir à chaque fois, il faut avoir un minimum de fi erté. J’aimerais bien les rencontrer pour qu’on prenne notre revanche. ■

Propos recueillispar Jérémy BARBIER

BASKET ET BASKET ET BASKET ET CHIFFRESCHIFFRESCHIFFRES

-5-5-5L’évaluation d’Alex Acker contre L’évaluation d’Alex Acker contre L’évaluation d’Alex Acker contre Roanne, sa moins bonne repré-Roanne, sa moins bonne repré-Roanne, sa moins bonne repré-sentation en 55 matches de Pro A. sentation en 55 matches de Pro A. sentation en 55 matches de Pro A. En 15 minutes – plus faible temps En 15 minutes – plus faible temps En 15 minutes – plus faible temps de jeu cette saison – le sixième de jeu cette saison – le sixième de jeu cette saison – le sixième homme du Mans a perdu deux bal-homme du Mans a perdu deux bal-homme du Mans a perdu deux bal-lons, commis trois fautes et shooté lons, commis trois fautes et shooté lons, commis trois fautes et shooté à seulement 1/6. L’Américain sortait à seulement 1/6. L’Américain sortait à seulement 1/6. L’Américain sortait déjà d’un match compliqué à Cholet déjà d’un match compliqué à Cholet déjà d’un match compliqué à Cholet (3/14 aux tirs). Deux défaites pour le (3/14 aux tirs). Deux défaites pour le (3/14 aux tirs). Deux défaites pour le MSB.MSB.MSB.

-2-2-2La note attribuée à Pierre-Yves La note attribuée à Pierre-Yves La note attribuée à Pierre-Yves Guillard face à Nanterre, sa première Guillard face à Nanterre, sa première Guillard face à Nanterre, sa première évaluation négative depuis plus de évaluation négative depuis plus de évaluation négative depuis plus de deux ans (-6 le 23/01/2010). 2/9 aux deux ans (-6 le 23/01/2010). 2/9 aux deux ans (-6 le 23/01/2010). 2/9 aux tirs dont 0/5 derrière l’arc, 1 rebond tirs dont 0/5 derrière l’arc, 1 rebond tirs dont 0/5 derrière l’arc, 1 rebond en 22 minutes, le titulaire n’est pas au en 22 minutes, le titulaire n’est pas au en 22 minutes, le titulaire n’est pas au mieux : 5,0 pts à 27,2% et 2,0 d’évalua-mieux : 5,0 pts à 27,2% et 2,0 d’évalua-mieux : 5,0 pts à 27,2% et 2,0 d’évalua-tion sur les trois derniers matches. tion sur les trois derniers matches. tion sur les trois derniers matches. Trois défaites pour le PB.Trois défaites pour le PB.Trois défaites pour le PB.

000Point marqué par Edwin Jackson Point marqué par Edwin Jackson Point marqué par Edwin Jackson à Dijon, la deuxième rencontre à Dijon, la deuxième rencontre à Dijon, la deuxième rencontre blanche du Villeurbannais cette blanche du Villeurbannais cette blanche du Villeurbannais cette saison. Surveillé comme le lait sur le saison. Surveillé comme le lait sur le saison. Surveillé comme le lait sur le feu en début de partie, le scoreur n’a feu en début de partie, le scoreur n’a feu en début de partie, le scoreur n’a tenté qu’une fois sa chance en onze tenté qu’une fois sa chance en onze tenté qu’une fois sa chance en onze minutes. -1 d’évaluation et 15minutes. -1 d’évaluation et 15minutes. -1 d’évaluation et 15eee revers revers revers pour l’ASVEL, mal en point en vue pour l’ASVEL, mal en point en vue pour l’ASVEL, mal en point en vue des playoffs.des playoffs.des playoffs.

141414Les points de Jérémy Leloup contre Les points de Jérémy Leloup contre Les points de Jérémy Leloup contre l’ASVEL, son record cette saison. En l’ASVEL, son record cette saison. En l’ASVEL, son record cette saison. En réussite derrière la ligne (4/6), la pre-réussite derrière la ligne (4/6), la pre-réussite derrière la ligne (4/6), la pre-mière rotation de la JDA a fait un peu mière rotation de la JDA a fait un peu mière rotation de la JDA a fait un peu de tout (4 passes, 3 interceptions et 2 de tout (4 passes, 3 interceptions et 2 de tout (4 passes, 3 interceptions et 2 rebonds en 22 minutes) pour s’offrir rebonds en 22 minutes) pour s’offrir rebonds en 22 minutes) pour s’offrir une première évaluation supérieure une première évaluation supérieure une première évaluation supérieure à 13 cette année (19).à 13 cette année (19).à 13 cette année (19).

100100100Le pourcentage de réussite d’Uche Le pourcentage de réussite d’Uche Le pourcentage de réussite d’Uche Nsonwu devant les intérieurs du Nsonwu devant les intérieurs du Nsonwu devant les intérieurs du Mans (16 points à 7/7), de Georgi Mans (16 points à 7/7), de Georgi Mans (16 points à 7/7), de Georgi Joseph dans la raquette Joseph dans la raquette Joseph dans la raquette light light light du du du HTV (12 points à 5/5) et de Nicolas HTV (12 points à 5/5) et de Nicolas HTV (12 points à 5/5) et de Nicolas De Jong (13 points à 6/6) contre les De Jong (13 points à 6/6) contre les De Jong (13 points à 6/6) contre les big menbig menbig men parisiens. Ultra-rentable (6 parisiens. Ultra-rentable (6 parisiens. Ultra-rentable (6 big men parisiens. Ultra-rentable (6 big menbig menbig men parisiens. Ultra-rentable (6 big men parisiens. Ultra-rentable (6 big men parisiens. Ultra-rentable (6 big menbig menbig men parisiens. Ultra-rentable (6 big menrebonds, 3 contres en 18 minutes), rebonds, 3 contres en 18 minutes), rebonds, 3 contres en 18 minutes), le pivot strasbourgeois s’est égale-le pivot strasbourgeois s’est égale-le pivot strasbourgeois s’est égale-ment forgé sa meilleure évaluation ment forgé sa meilleure évaluation ment forgé sa meilleure évaluation en carrière (22). en carrière (22). en carrière (22).

J.B.J.B.J.B.

Tombeurs du MSB au fi nish, Solo Diabaté et la Chorale, solidement installés à la 7e place, commettent peu d’écarts en Pro A depuis les As.

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STRASBOURG 88 – PARIS LEVALLOIS 76

LA SIG POUSSE FORT

V incent Masingue indisponible et son pigiste médical Jonathan Aka,non

qualifié, Vincent Collet avait ciblé le secteur intérieur affaibli du PL comme issue de secours. Même malmenée par un adversaire au poignet solide (+7 pour le PL à la pause), la SIG s’est tenue à son plan de bataille pour enchaîner un deuxième succès d’affilée. Non content d’avoir réduit Lamont Hamilton au pain sec et à l’eau (4 points à 1/7) avant de le sortir du match pour cinq fautes, le duo Alexis Ajinça (16 points à 5/8) - Nicolas De Jong (13 unités à 6/6) a pesé de tous ses centimètres sous le cercle, suffisamment irrésistible à la finition pour perturber les options défensives et libérer idéalement les shooteurs alsaciens. « Il y a un élément qui aujourd’hui a changé dans le jeu de la SIG et qu’on ne peut pas occulter, c’est qu’on s’est mis tout d’un coup à savoir marquer à trois-points », savourait Vincent Collet après le 8/11 des siens dans l’exercice en seconde mi-temps (9/17 au final). « Quelle bonne nouvelle ! »

Car à quatre journées du terme, la capacité des snipers à trouver enfin des points au-delà des sept mètres (32,6% de réussite cette saison, 14e) permet d’afficher un tout autre potentiel. « Il faut reconnaître que cette équipe de Strasbourg n’est plus du tout la même que celle que nous avons jouée au match aller », concédait Christophe Denis. « Ça ressemble vraiment à une équipe », enchérissait Max Zianveni. À égalité de points avec les deux promus, Strasbourg recevra Dijon ce week-end avec l’ambition de devenir le seul véritable poursuivant de Cholet, 8e. « Il faut gagner et si possible avec le goal-average pour continuer à espérer », prévenait Collet. « Le groupe espère beaucoup et j’espère qu’on va au moins espérer jusqu’au bout. » Le hasard faisant bien les choses, Ricardo Greer et ses coéquipiers se déplaceront à la Meilleraie lors de la 30e et ultime journée. Pour une petite finale ?Jérémy BARBIER

CHOLET 93 – PAU 85

KUNTER N’EST PAS FIER

Grâce à ses deux pivots et une réussite longue distance enfin au rendez-vous, Strasbourg a conservé toutes ses chances d’accrocher le dernier strapontin du Top 8.

« On prend 85 points, c’est honteux. » Malgré une deuxième victoire consécutive et le maintien de CB au

huitième rang, Erman Kunter n’était pas d’humeur à féliciter les siens samedi dernier. « On fait un écart et puis on rigole », pestait le Turc après que ses hommes eurent encaissé 28 points dans le dernier acte, gâchant au passage un pécule de 15 unités (69-57, 30e)

et permettant un dangereux rapproché des Palois (86-80, 38e). Meilleurs sur la route où ils parviennent assez aisément à dresser leur rideau défensif (69,4 points encaissés), les partenaires de Fabien Causeur autorisent en moyenne dix points de plus sur leur parquet (79,8 pts) depuis le début de la phase retour (2-4). Inquiétant…J.B.

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20 ÉVÉNEMENT

BOURGESClassement : 1e avec 22 V – 4 DSaison : Véritable rouleau compresseur, Bourges n’a plus fait de faux pas en championnat depuis le 26 novembre ! 16 victoires consécutives. Resté costaud malgré les blessures (Dumerc, Joens, Digbeu, Kublina…) et les multiples tableaux (qualifié pour la finale de Coupe de France et éliminé de l’EuroLeague en 8e), Bourges ressemble au candidat idéal pour le titre, sa propre succession.Le + : La meilleure défense du championnat avec 55,8 points encaissés seulement. Ses internationales d’expérience bien sûr dont Emmeline Ndongue, de retour au mois de janvier.Le - : Le dernier match perdu de Bourges était justement contre Mondeville (53-58), à domicile (sans Dumerc). Depuis le mois de mars, Stella Kaltsidou (genou) manque.Joueuse à surveiller : Même si l’arrivée de Céline Dumerc a été primordiale, les bonnes prestations de l’intérieur Endy Miyem sont aussi un élément clé pour les Tango. Sa meilleure saison (11,7 pts, 6,4 rbds et 13,6 d’évaluation).En saison régulière : 1 victoire chacune

MONDEVILLEClassement : 4e avec 15 V – 11 DSaison : Du grand ménage à l’intersaison (deux joueuses pro conservées) est né un effectif très jeune qui a fait ses preuves tout le long de la saison. Pour finalement, sur le dernier match, réussir à conserver une place dans le carré final. En EuroCup, Mondeville a échoué à un cheveu des quarts.Le + : Ce devait être une saison de transition. La présence en playoffs de Mondeville n’a rien d’extraordinaire vu la qualité du groupe mais c’est sans pression que l’équipe va aborder cette phase finale. Tout à gagner.Le - : Oui, l’USOM a gagné à Bourges. Pourtant, elle ne voyage pas très bien cette saison (8 défaites sur les 13 déplacements) et elle devra défier les Tango au Prado sur le match retour mais aussi la belle éventuelle.Joueuse à surveiller : Après une prometteuse saison avec Saint-Amand, l’athlétique Laetitia Kamba est devenu une pierre angulaire du collectif de Mondeville, en championnat (13,7 pts et 7,4 rbds) comme en EuroCup (10,5 pts et 9,0 rbds).

Le dénouement de la saison régulière et l’attribution de la dernière place pour les playoffs se sont joués mercredi dernier. En s’imposant face à Basket Landes (58-49), Mondeville rejoint Bourges, Lattes-Montpellier et Challes-les-Eaux en demi-finales (match aller hier mercredi, match retour samedi et belle éventuelle mercredi prochain).

Par Claire PORCHER

LES RELÉGUÉES

UNE MARCHE TROP HAUTEMercredi dernier s’est aussi joué l’épilogue de la saison pour les équipes de fin de tableau. Les promues de la saison 2010-11, Nice et Lyon, quittent déjà l’élite. Par Claire PORCHER, à Lyon

S i le Cavigal était déjà condamné avant cette ultime 26e journée, il a fini sa saison en beauté. En

battant Aix-en-Provence (74-70), diminué à six joueuses, Nice offrait même une dernière chance aux Lyonnaises de rester en Ligue Féminine. Car le LBF s’est livré à un duel à distance avec le Pays d’Aix. À 32 points chacun, l’avantage était

aux Sudistes, qui ont battu deux fois les Lyonnaises cette saison et recevaient le – déjà – relégué Nice alors que Lyon affrontait le puissant Montpellier. Et pourtant…Malgré l’enjeu, c’est bien Nice qui s’est imposé. Une bonne nouvelle pour Lyon, qui avait réellement des raisons d’y croire. Dans une archicomble salle Mado

Bonnet (1.800 personnes), les Lyonnaises ont joué au coude-à-coude avec le 2e du championnat. Si bien qu’elles ont remporté le premier quart-temps de chaque période (14-11 et 21-18), profitant d’un BLMA moins solide qu’à l’accoutumée. Mais plus maladroites et moins présentes sous les paniers (avec les absences de Mame Sy-Diop et Leigh

Aziz, blessées), les sept joueuses de la rotation lyonnaise ont cédé.« À un moment donné, la fatigue entre en jeu, dans l’adresse. On a été maladroit, par l’enjeu et après par la fatigue. On était dans le match mais cela n’a pas suffi », a expliqué Pierre Bressant, le coach lyonnais. Ne profitant pas de la victoire niçoise, Lyon s’incline 69 à 78, crucifié

PLAYOFFS DE LA LIGUE FÉMININE

BOURGES ENCORE ?

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21ÉVÉNEMENT

Céline Dumerc (à gauche) face à Edwige Lawson, une manière de voir le possible duel au sommet entre Bourges et Montpellier.

EN BREFAprès une saison tumultueuse, Tarbes a validé son ticket pour le Challenge Round. Il affrontera Nantes Rezé en demi-finale alors que le Hainaut Basket sera opposé à Basket Landes (rencontres le 17 et 20 avril avec une belle éventuelle le 24). En jeu, deux tickets pour l’EuroCup 2012-13… Cyril Sicsic quitte Calais et la Ligue 2 pour prendre les rênes de l’équipe tarbaise… Un effectif amputé de l’intérieur Ana Cata-Chitiga (1,95 m, 22 ans), qui rejoindra Lattes-Montpellier, où Valery Demory a signé pour deux ans supplémentaires… À Nantes Rezé, on recrute aussi. Emmanuel Coeuret retrouve l’élite et remplace Laurent Buffard et la meneuse Isis Arrondo (1,64 m, 23 ans) rejoint les Déferlantes après un début de saison 2011-12 avec Tarbes et un tour en Belgique… La Depêche du Midi annonce le retour en France (Tarbes de 2008 à 2010) de Frida Eldebrink (1,74 m, 24 ans) à Bourges… L’Australienne Marianna Tolo (1,95, 22 ans) a signé avec le Pays d’Aix… Challes peut se satisfaire du prolongement de Mistie Mims (1,90 m, 28 ans), pour trois nouvelles saisons… À l’ESBVA, l’entraîneur Fred Dusart, qui avait remplacé Abdou N’Diaye fin janvier, a été prolongé pour les deux saisons à venir (+ une saison en option)… La MVP étrangère 2010, Leilani Mitchell, quitte Arras qu’elle avait rejoint en 2008… Le 20 mai, Bourges va affronter Arras, privé de Leilani Mitchell (WNBA) et de Pauline Akonga (blessée) en finale de la Coupe de France, à Bercy. Pour une éventuelle place en EuroLeague.

C.P.

LATTES-MONTPELLIERClassement : 2e avec 21 V – 5 DSaison : L’objectif était les playoffs. Mais après une telle saison, il est à présent d’atteindre au moins la finale. Le BLMA a engendré de l’expérience en défiant l’Europe. Et notamment en accédant au 8e de finale de l’EuroLeague pour la première fois de son histoire.Le + : La meilleure attaque avec 75,4 points marqués en moyenne. Une bonne circulation (15,5 passes), des joueuses complémentaires : Montpellier a toutes les armes pour aller au bout.Le - : La fin de saison ne lui permet pas d’aborder les playoffs avec le max de sérénité après une défaite contre Nantes (74-65) et des lacunes – malgré la victoire – contre Lyon. La récente blessure de Kristen Mann (fracture du péroné) est bien sûr préjudiciable.Joueuse à surveiller : Edwige Lawson, LA recrue en or. La meneuse, « ambassadrice » du club, a pris les rênes et s’avère plus gestionnaire mais aussi plus scoreuse que jamais dans les moments décisifs (13,6 pts, 3,5 rbds et 4,7 pds).En saison régulière : 1 victoire chacune

CHALLES-LES-EAUXClassement : 3e avec 19 V – 7 DSaison : Après sa 2e place de l’année dernière, Challes confirme en commençant l’exercice 2011-12 sur les chapeaux de roue avec 10 victoires consécutives. Mais l’effectif d’Aldo Corno, composé de seulement sept joueuses pro, a montré ses limites face aux gros du championnat en fin de saison. Peu aidé par les multiples blessures.Le + :Tout le monde devrait être sur le pont pour les playoffs après les absences successives de Mims, Bär, Plagnard et des nouvelles Podrug, Lardy et Plust.Le - : Face aux trois autres cylindrées des playoffs, Challes peine à s’imposer (4 défaites sur 6 rencontres). Manque de présence aux rebonds (11e équipe /14) et doit diminuer ses pertes de balles (4e de la Ligue).Joueuse à surveiller : La capitaine Mistie Mims avec 19,7 pts (meilleure marqueuse), 7,6 rbds pour 20,4 d’évaluation (la meilleure). Bien entourée, elle évolue cette année avec moins de pression et toujours autant d’efficacité et de leadership. n

notamment par Edwige Lawson, auteur de 11 points dans le dernier quart.

Lyon sauvé sur tapis vert ?« On est déçus parce qu’on perd et que Nice gagne. Tout s’est présenté pour que la soirée soit une réussite totale. Mais Montpellier n’est pas venu ici en vacances, mais pour jouer le match jusqu’au bout, ils n’ont jamais lâché », concède le technicien. Mais comme le rappelle Audrey Sauret (blessée à la cheville en toute fin de rencontre), « une saison, ça ne se joue pas sur un match. Surtout quand c’est contre une des meilleures équipes du championnat, des plus complètes. Un peu à l’image de notre saison, on fait des matches à grosse intensité, mais on a manqué de fond de

jeu. » Le manque d’expérience dans l’élite, de rotation, de chance aussi avec les nombreuses blessures... Lyon n’a surtout pas su concrétiser, en mourant sur trop de rencontres à quelques points de leurs adversaires.« Lyon méritait beaucoup plus, mais le championnat était très dense, ça s’est joué à peu de choses », ajoute Audrey Sauret. Malgré la descente sportive, la capitaine espère un retournement de situation. « Il faut attendre un petit peu, on aura peut-être de bonnes nouvelles prochainement… On verra ce qu’il se passe par rapport à la montée. La qualité de Lyon c’est d’avoir monté un projet qui est sain, réel… J’espère qu’il y aura un petit coup de pouce donné à Lyon, parce que c’est un projet qui mérite d’être soutenu. »

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22 ÉCHOS EUROPE

« Il est plus facile de battre des équipes d’Eurocup que de battre le CSKA Moscou en ligue russe, donc en

attaquant l’Eurocup, on savait qu’on devait aller au bout pour se qualifi er en Euroleague la saison prochaine. » Dans les paroles de Zoran Planinic, valeureux MVP de cette fi nale (19 pts à 9/11 aux tirs, 4 pds et 2 ints en 23’), pas de forfanterie exagérée. La fi nale contre l’équipe espagnole n’a pas été « facile ». Il s’agit plutôt du soulagement. « Avec cette victoire et ce trophée, on vient de s’enlever un gros poids des épaules. »En jouant Valencia à domicile – dans cette drôle de salle typiquement russe – l’équipe de coach Rimas Kurtinaitis tenait là une chance unique de rejoindre le gratin européen. Bien meilleure que la perspective de faire tomber le CSKA dans un championnat qui ne délivre qu’un seul sésame pour l’Euroleague. Ce n’est donc pas un hasard si les nouveaux riches russes investissent l’Eurocup avec férocité. Khimki succède ainsi à l’Unics Kazan, vainqueur en 2011. Khimki, qui avait perdu la fi nale de l’Eurocup ULEB en 2009, avait déjà grillé son unique joker cette saison en perdant contre Charleroi au tour qualifi catif de l’Euroleague. Pour reprendre la logique de Planinic, il aurait sans doute été plus « facile » de battre Charleroi que Valencia. « À ce moment-là, nous n’avions aucune préparation parce que beaucoup de nos joueurs jouaient à l’Euro 2011 », explique coach Kurtinaitis. « Donc, aujourd’hui, je suis content d’avoir montré à tous que nous sommes prêts à jouer en Euroleague. » La performance de son équipe dans une fi nale globalement maîtrisée, face à un adversaire référencé (Valencia avait remporté l’Eurocup en 2010 et en 2003) en dit long.

Des Bleus au cœurde la bataille« On n’a pas fait ce qu’on avait à faire », regrettait Nando De Colo, pas très en réussite (7 pts à 1/4 aux tirs, 3 pds et 5 fautes en 22’ pour Valencia). « Il aurait fallu qu’on soit plus unis en défense. » Pourtant, le titre s’est joué à quelques détails. Quand Nik Caner-Medley, meilleur joueur statistique de la rencontre (23 pts, 11 rbds, 3 cts, 38

d’éval.), marque deux lancers-francs pour revenir à 73-68 à 35 secondes de la fi n du match, tout est alors possible. Surtout que Mike Gelabale, rentré en jeu quelques minutes auparavant après plus de 30 minutes sur le banc (2 points et 2 pds en 7’), foire la remise en jeu. C’est Flo Piétrus (3 pts, 2 rbds et 5 fautes en 14’) qui intercepte. Le joueur de Valencia part alors au lay-up, il peut ramener son équipe à une possession avec 30 secondes à jouer, mais le Français de Khimki intervient pour expier sa faute et contrer la tentative de Piétrus. L’intérieur des Bleus prendra ensuite une faute technique, puni d’avoir râlé auprès du corps arbitral. Le tournant du match.« Je suis désolé que ce soit tombé sur lui, car Flo, c’est comme mon frère », expliquait Gelabale à nos confrères de L’Equipe. « Mais dans un match, il n’y a plus que le basket qui compte ». L’ancien de Cholet

et l’ASVEL remporte ainsi son premier trophée européen, même si son apport a été minime. « C’est sûr que rentrer en jeu dans la finale, même six minutes, ça fait toute la différence pour moi. Ça n’a pas la même saveur que si j’avais gagné en restant sur

le banc », poursuivait-il. La veille en demi-finale, Mike avait passé 11 minutes sur le terrain (3 pts et 1 rbd), poursuivant

ainsi petit à petit son retour vers le très haut niveau.« Je pense que cette saison d’Eurocup nous a donné la culture de la victoire », a ajouté Zoran Planinic. « On ne sait jamais ce qui peut se passer mais je sais qu’on a un groupe de fortes personnalités. On est désormais mieux préparé à jouer l’Euroleague. » À Khimki, ils ne pensent qu’à ça. ■

Par Thomas BERJOAN

EUROPEEXPRESS• D’une logique implacable. Le titre de MVP du « mois » de mars/avril en Euroleague est revenu à Dimitris Diamantidis, absolument fabuleux lors de la très accrochée série quart de finale contre le Maccabi, qui s’est jouée jusqu’à la dernière possession du cinquième match. Le « Diamant » du Panathinaikos a tourné à 14,8 points, 5,2 rebonds, 4,8 passes, 1,6 interception et 1,2 contre (!), avec une excellente adresse. Et outre qu’il a été décisif – ce qui est le principal – l’arrière grec a réussi le tour de force de finir dans le Top 5 statistique de neuf catégories différentes en playoffs d’Euroleague (les huit équipes confondues, entendons-nous bien) : points, rebonds défensifs, passes, interceptions, contres, lancers tentés, lancers marqués, fautes provoquées et évaluation… En revanche, pour leur habituel comportement turbulent (jets d’objets sur le terrain, laser, etc.) les fans du Pana coûtent à leur club une amende de 88.001 euros (ne demandez pas pourquoi le « 001 »), infligée par l’Euroleague… En Italie, à quatre journées de la fin, Sienne ne craquera plus. La Montepaschi, qui a gagné à Monferrato avec un excellent Ksystof Lavrinovic (16 points en 19 minutes), profite de la défaite de Cantu à Milan pour bétonner la première place, avec trois défaites de moins que Cantu.

F.F.

Décisif en fi n de match, Mickaël Gelabale permet au Khimki de se qualifi er pour l’Euroleague. Al

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L’Eurocup reste la propriété des clubs russes. Pour

eux, elle est la seule porte d’entrée en Euroleague laissée libre par le CSKA

EUROLEAGUE : KHIMKI REMPORTE l’EUROCUP

PLUS QUE LA COUPE, L’EUROLEAGUE !En battant à domicile Valencia en fi nale 77-68, le jeune club russe (crée en 1997) a inscrit son nom au palmarès européen pour la première fois. Une performance qui promet surtout à ce nouveau géant russe une nouvelle poussée de croissance pour la saison prochaine.

Page 23: BasketNews 600

ÉCHOS EUROPE 23

E n théorie, le Barça a presque verrouillé le week-end dernier la

première place du classement en battant San Sebastian 77 à 61 notamment grâce au trio Navarro (17 points et 5 passes), Huertas (14 points) et Vazquez (12 points et 6 rebonds). À cinq journées de la fin, le Barça compte deux victoires d’avance sur le Real (24-5 contre 22-7). Il existe toutefois un double bémol. 1- Le calendrier du Barça est très copieux lors des trois prochaines journées (@Malaga, Vitoria et @Alicante), tandis que le Real, « libéré » de l’Euroleague, a

un programme aisé ; 2- Les deux patrons vont se retrouver au Blaugrana, lors de la 33e et avant-dernière journée, et le Real a remporté le match aller (+4). Lequel Real a souffert pour battre Alicante (91-87) mais a trouvé un super Sergio Llull (24 points et 6 passes). A priori, Vitoria est désormais hors course pour la deuxième place car les Basques se sont fait attraper à Manresa (70-72), porté par l’ancien Choletais, Bisontin et Orléanais Justin Doellman (16 points) et le méconnu arrière ukrainien Sergiy Gladyr (18 points et 4 passes). ■F.F.

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BARÇA 1ER,REAL 2E, ÇAPEUT CHANGER ?

Fran Vazquez, un atout pour le Barça.

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24 ANALYSE

En 2011, ils ont marché sur les Spurs avant de pousser le Thunder à un septième match en demi-finale de conférence. Et si, un an plus tard, les Grizzlies de Memphis mettaient de nouveau l’Ouest sens dessus dessous ?

Par Yann CASSEVILLE

J eudi dernier à San Antonio. Après s’être abreuvé à la fontaine de jouvence, Tim Duncan a donné la leçon à Marc Gasol. Feinte puis lay-up, shoot

à cinq mètres, jeu dos au panier, TD a régné comme à ses plus belles heures, compilant 28 points à 10/15, 12 rebonds et 2 contres. San Antonio s’imposa 107-97, signant un sweep (4 victoires, 0 défaite) face à Memphis cette saison. Ce coup de balai n’a pas envoyé valser les ambitions des joueurs du Tennessee. Après la rencontre, Rudy Gay évoqua « une victoire morale », ajoutant au sujet de ses bourreaux texans : « j’espère que nous allons les jouer en playoffs. »Ainsi est l’équipe du coach Lionel Hollins : fière, pleine d’aplomb. La bave aux lèvres. Les Lakers, Oklahoma City et Miami à l’extérieur, les Clippers et Dallas à domicile : voici le tableau de chasse de Memphis ces deux dernières semaines. « Nous voulions juste leur faire savoir que nous sommes là », souffla O.J. Mayo après la victoire à OKC.

Une défense redoutableDépart de Shane Battier, blessure au genou de Zach Randolph après quatre rencontres, cinq revers en six matches, le trublion des derniers playoffs entama 2011-12 dans la souffrance. Retrouvant Z-Bo à la mi-mars, Memphis resta sous le radar dans sa remontée au classement. Aujourd’hui cette escouade impres-sionne de par sa puissance, en témoignent toutes les déclarations d’après-match. « Ils ont joué plus dur », dira Kevin McHale, « plus physique » pour Scott Brooks, « plus accrocheur » pour Chris Paul. « Ils sont vraiment costauds, physiquement et mentalement », reconnaît Gregg Popovich. Ty Lawson a peut-être trouvé le mot idoine : « scrappy ». Agressif, bagarreur, féroce à parfois dépasser la ligne jaune. Une volonté quasi bestiale ; logique pour des Grizzlies !Avec Tony Allen (voir par ailleurs) en chef de meute Memphis est la 6e défense de la ligue, encaissant 93,4 points. L’équipe est 1ère aux interceptions (Mike Conley, 2,3 ints, 2e, Tony Allen, 1,7, 7e, et Rudy Gay, 1,5, 17e) et pour provoquer les pertes de balles adverses. À ce savoir-faire Memphis appose une force plus brute : le rebond. Vinny Del Negro estime que « c’est l’une des meilleures équipes de la ligue » en la matière. « Ils nous ont tués au rebond », déclara Tom Thibodeau après la défaite de ses Bulls. Marc Gasol (9,5 prises), Randolph (7,9 en 27 minutes), Marreese Speights (6,4 en 23

Zach Randolph et Marc Gasol, les « twin towers » de Memphis, prêts pour semer la panique en playoffs.

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25ANALYSE

min), Gay (6,4) et même Allen (4,0) sont des spécimens référencés.De l’autre côté du terrain les Grizzlies ne font pas se lever les foules (95,2 points de moyenne, 19e). Sans folie, leur attaque est toutefois bien rodée… et tout terrain ! « C’est la beauté de cette équipe, nous avons assez de gars pour jouer grand ou petit », explique Dante Cun-ningham. « Ils font bouger la balle et se la partagent », analyse Rick Adelman. Il fallut attendre leur 57e match pour qu’un joueur dépasse la barre des 30 unités, Rudy Gay avec 32 face à Phoenix. L’effectif est cohérent. À la mène le méconnu mais talentueux Mike Conley (12,8 pts, 6,8 pds pour 2,0 bps), 3e ratio passes/balles perdues de la ligue. Au centre Marc Gasol, le meilleur pivot-passeur (15,0 pts, 9,5 rbds, 3,2 pds). À l’aile celui qui manqua les playoffs sur blessure, Gay (18,6 pts). Des soldats à la pelle avec

Allen, Speights, Cunningham et surtout une profondeur d’effectif : « Nous avons trois scoreurs sur le banc », se réjouit coach Lionel Hollins.

Arenas comme Battier ?Héros des derniers playoffs, Zach Randolph (12,3 pts) commence à redevenir une arme efficace, O.J. Mayo (12,6 pts) demeure un 6e homme capable de sérieux

coups de chaud et reste l’indiscernable Gilbert Arenas, persona non grata à Washington puis Or-lando. Les stats n’ont rien de flamboyantes

(5,5 pts en 14’) mais l’ancien All-Star, tout en sobriété, apporte une menace extérieure à une équipe qui peine à longue distance (12,5 tirs tentés à 3-pts, 29e). Memphis espère que cette signature sera un copier/coller de celle de Shane Battier l’an passé (arrivé de Houston et décisif

en playoffs). « Il est dans la lignée de Shane parce qu’il a beaucoup de leadership. Les gars se tournent vers lui. Tout le monde a confiance en lui », assure Conley.Cinquième à l’Ouest à l’heure d’écrire ces lignes, les Grizzlies voient grand. « Nous étions 8e l’an dernier. Je veux faire les playoffs et être mieux classé que 8e », déclare Hollins. « Notre équipe a beaucoup grandi. Nous sommes de mieux en mieux au fil des semaines. Être dans le Top 4 est un objectif réalisable », poursuit Conley. Leur façon de jouer est calibrée pour les playoffs, leur effectif composé de façon à pouvoir contrecarrer les des-seins de toute attaque. Plus qu’en outsiders, ils se posent en épouvantails : « l’équipe que nul ne veut affronter », résument bon nombre d’éditorialistes américains – encore que leur parcours dépendra sans doute de l’état de forme de Zach Randolph. « Je pense que si on les jouait dix fois, il y aurait probablement 5-5. C’est comme ça avec ces gars », estime Gregg Popovich. L’odeur du sang attire les prédateurs aussi à l’approche des playoffs, les Grizzlies se pourlèchent les babines. n

TONY ALLEN

« IL EST CLINIQUEMENT FOU ! »Ses moyennes sont de 10,5 points, 4,0 rebonds, 1,3 passe et 1,7 interception : loin, très loin de représenter l’importance qu’il a dans le dispositif de Memphis. Tony Allen est le plus féroce des Grizzlies.

L ’an passé, quand Tony Allen est arrivé à Memphis après six saisons à

Boston, Lionel Hollins ne s’est pas caché : « Je lui ai dit : je ne sais pas vraiment quel sera ton rôle », raconte-t-il dans le Wall Street Journal. Peu après sa signature, le joueur a dîné avec ses dirigeants. Rapidement le repas s’est transformé en un « clinic » où Allen a expliqué sa vision de la défense. Hollins a compris : il avait en face de lui un chien de garde. Un amoureux de la défense. Regarder des vidéos de l’adversaire qu’il devra suivre à la trace, tel est son rituel d’avant-match. « Il aime ce rôle », acquiesce Gregg Popovich, accordant que sur cet aspect, Allen se rapproche de l’ancien Spur Bruce Bowen.

Au début, ses coéquipiers ont été surpris par ce doux dingue ; celui-là que Mike Conley décrivit comme « cliniquement fou » ; celui-là qui, un jour de playoffs avec Boston, dit en plein match à LeBron James : « ma mission est de ne pas te laisser marquer et je ne te laisserai pas marquer » ; celui-là qui en vint aux mains avec son coéquipier O.J.

Mayo dans un dépla-cement en avion au sujet… d’une partie de cartes ; celui-là qui a renommé l’antre des Grizzlies,

le FedExForum, « the Grindhouse », la maison où l’adversaire est broyé. « Je joue comme si c’était mon dernier match. Je vais me fatiguer, hurler, m’égosiller, et j’espère toujours que ça aura un effet boule de neige. » L’avalanche a eu lieu à Memphis ! Un temps, après chaque action positive, il tournait son index

vers son oreille. « Tout le monde pensait que ça voulait dire qu’il était fou », commente un journaliste de télé locale, « mais toute l’équipe s’est mise à faire pareil. »

Meilleur défenseur extérieurEn 2011 Tony Allen a terminé dans le deuxième « cinq défensif » et 4e à l’élection du meilleur défenseur, derrière trois intérieurs (Dwight Howard, Kevin Garnett et Tyson Chandler). Son nombre d’intercep-tions ramené sur 48 minutes (4,1) ? Du jamais vu depuis 1995. Synergy Sports calcula qu’il avait limité ses adversaires directs en 2010-11 à 34,2% aux tirs. Cette saison, Royce Young, du Daily Thunder, vote pour Allen comme n°1 en défense de la ligue. « Il change un match par son agressivité. Même les joueurs les plus rapides ne peuvent pas lui tourner autour », explique-t-il en

citant Russell Westbrook, Chris Paul et Tony Parker.CP3 ? Défendu par Tony Allen, le Clipper tourne péniblement à 11,3 points à 41%. TP ? 4,5 points à 11% ! Allen, après s’être collé aux basques de Kevin Durant lors des derniers playoffs, a pris soin de l’autre All-Star du Thunder, West-brook, lors de la récente victoire à OKC. Alors qu’il avait commis sa 2e faute dès le premier quart, le Grizzly dit à son coach : « Laisse-moi sur le

terrain. » RW termina à 19 points mais à 5/16 aux tirs, avec 3 passes et 5 balles perdues.« Je lui dis : les gens ont peur de toi. Quand l’équipe adverse a la balle, ils ont peur de faire des passes près de lui », dit Conley. George Karl, coach des Nuggets, enchérit : « Il est si bon que vous devez essayer de garder la balle loin de lui. » Il est toujours dangereux de laisser un fou en liberté…Y.C.

MEMPHIS FAIT PEUR

ATTENTION, GRIZZLIES MÉCHANTS !

« Les gens ont peur de toi »Mike Conley

« Si on les jouait 10 fois, il y aurait probablement 5-5 »Gregg Popovich

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26 LA GAZETTE DE LA NBA

EN BREFC’est le gag de la semaine qui a mal tourné. Pendant la présentation d’équipe des Pacers, la mascotte de Cleveland, venu taquiner David West, s’est ainsi pris une vraie droite de la part du pivot d’Indiana. De quoi envoyer le pauvre employé à l’hôpital, qui en sera libéré un peu plus tard sans dommage. En guise d’excuses, West a fait parvenir à sa victime un maillot dédicacé et une paire de chaussures. C’est beau... Décidément, c’est une sale fin de sai-son pour Dwight Howard. Après tout le buzz autour de son possible départ, on vient ainsi d’apprendre que le pivot du Magic souffre d’une hernie discale, et risque de ne plus jouer de la saison, playoffs inclus... On le savait depuis un moment, c’est désormais officiel, la NBA l’ayant officialisé cette semaine : alors que les Nets vont déménager cet été, leur nom va changer. Finis les New Jersey Nets, voici les Brooklyn Nets !... La saison déprimante des Bobcats n’est pas perdue pour tout le monde. Ja-mario Moon, en D-League à Los Angeles depuis le début de la saison, vient de signer un contrat avec Charlotte jusqu’à la fin de l’année. À défaut de gagner, il remplira au moins son compte en banque.

R.R.

« Négocier avec les Maloof, c’est comme négocier avec des Nord-coréens. En moins compétents. » Et pan ! Les mots sont de

Chris Lehane, dirigeant du comité en charge de la conservation des Kings à Sacramento. Depuis vendredi dernier, et une conférence de presse de David Stern, la franchise traverse officiellement une nouvelle crise.En fin de saison dernière, sous la menace d’un départ vers Anaheim (ville proche de Los Angeles), un accord était trouvé entre la famille Maloof et Kevin Johnson, maire de Sacramento, pour construire une nouvelle salle qui remplacerait le vétuste Power Balance Pavilion. 391 millions de dollars devaient être investis, en grande partie financés par des recettes immobilières (parkings alentours) et par un prêt de 67 millions de dollars de la NBA. Avec ce nouvel outil, la franchise devait se stabiliser dans la durée dans la capitale californienne. Sauf que depuis, le deal est donc tombé à l’eau.À qui la faute ? Difficile à savoir tant les deux

camps, propriétaires d’un côté, mairie de l’autre, se rejettent la faute. « On a l’impression que les Maloof inventaient n’importe quelle excuse pour ne pas finaliser ce deal », regrette Kevin Johnson. « J’ai travaillé sur ce deal toutes les nuits jusqu’à 4 heures du matin », se justifiait Gavin Maloof. « Mais on ne peut pas faire un deal avec quelqu’un en qui on n’a pas confiance. Et je ne fais pas confiance à Kevin Johnson. »

Retour du projet Anaheim ?Sale ambiance dans le Nord de la Californie, et un avenir incertain pour les Kings. De l’avis de tous, la salle actuelle, dépourvue de loges dignes de ce nom ou d’espaces suffisants pour accueillir magasins et restaurants en nombre, ne peut être viable financièrement. Pendant un temps, la solution aménagement a

été envisagée, puis rapidement abandonnée. Reste donc le choix d’un déménagement, bien que les propriétaires refusent de l’admettre publiquement : « Nous n’avons pas l’intention de quitter Sacramento », clament les Maloof.

Anaheim, dans le Sud de l’état, reste le candidat le mieux placé. La ville ef-fectue actuellement des travaux de réno-vation sur son Honda

Center, qui offriront une salle tout à fait apte à recevoir une franchise NBA. Et le propriétaire des infrastructures a déjà proposé l’an passé de payer les frais de déménagement des Kings (50 millions de dollars). Bref, pendant que les patrons sont en plein concours de testosté-rone par presse interposée, ce sont les fans des Kings qui pleurent. Leur franchise perd tous ses matches, et risque en plus de quitter la ville à court terme. n

Rémi REVERCHON, à Los Angeles

Alors que le projet de nouvelle salle, qui devait permettre de conserver les Kings en Californie du Nord, est tombé à l’eau, tout le monde se rejette la faute. Le maire Kevin Johnson et les frères Maloof, propriétaires de la franchise, règlent même leurs comptes sur la place publique.

« Les Maloof inventaient n’importe quelle excuse pour ne pas finaliser »

L’AVENIR DES KINGS EN QUESTION

WESTERN MODERNE À SACRAMENTO

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Les frères Maloof et Kevin Johnson. Au temps du bonheur…

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27LA GAZETTE DE LA NBA

C ’est en direct à la télé, comme le fait chaque année la chaîne payante

ESPN U, que les lycéens les plus recherchés du pays annonçaient cette semaine leur choix d’université. Et la surprise est venu de l’un des plus gros prospects du pays : Shabazz Muhammad a décidé de s’engager avec la légendaire fac de UCLA (University of California - Los Angeles). Fac légendaire, donc, de par ses 11 titres nationaux (un record), mais également une fac à la rue depuis plusieurs saisons, les Bruins n’ayant atteint le tournoi NCAA qu’une fois ces trois dernières années. « Je vois ça comme un challenge », se justifie l’arrière de 18 ans, pas franchement langue de bois. « Étant donné leurs deux dernières saisons catastrophiques (sic), c’est un challenge de ramener cette fac au sommet du pays. »Avec Muhammad, c’est un arrière longiligne (1,95 m), aux qualités athlétiques hors du commun (allez donc faire un tour sur Youtube) et extrêmement attendu qui débarque de Bishop Gorman High School, à Las Vegas. De quoi créer un vrai buzz sur le campus de Los Angeles, qui en avait bien besoin. D’après les experts en la matière – et aux Etats-Unis, ils sont

nombreux – la signature de Mu-hammad offre à UCLA la meilleure cuvée de freshmen (étudiants de première année) de tout le pays. « Tout le monde, sur le campus de Westwood, préparez-vous », annonçait en live un Shabazz Muhammad déjà un poil arrogant, comme les Américains l’aime. « Ça va être une grande saison. Et on va remplir la salle. n

R.R.

« Il nous faudrait un nom qui colle un peu plus à la culture de l’état, quelque chose comme les New Orleans Jazz. » Voilà donc la première volonté de

Tom Benson, tout nouveau propriétaire des New Orleans Hornets. Après tout, pourquoi pas ? L’homme vient bien de dépenser 338 millions de dollars pour son nouveau joujou, autant lui accorder son petit caprice. Peu importe que les gens de Salt Lake City y voit quelque chose à redire. Dans tous les cas, David Stern, le commissionnaire de la NBA, peut enfin respirer. La ligue a enfin trouvé

un acheteur crédible pour cette franchise qu’elle devait gérer depuis décembre 2010. Une situation improbable – imaginez la LNB française propriétaire de l’ASVEL par exemple – qui trouve une issue heureuse : le nouveau proprio est un local et s’est engagé à conserver la franchise à la Nouvelle Orléans. « Ça fait un moment que l’on discutait sans cesse avec la ligue », raconte Benson. « Et je disais à David Stern : écoute, je suis ton seul acheteur potentiel qui va garder l’équipe dans le coin. Donc trouvons un arrangement »

En bons businessmen, les deux hommes se sont donc enfin mis d’accord. Mais qui est ce Tom Benson ? Richissime homme d’affaires de 84 ans, né et élevé à la Nouvelle Orléans, il a construit sa fortune dans ses magasins de voitures et dans le financement de banques locales, revendues plus tard à l’immense groupe Wells Fargo. Fan de sport, quoique ses connaissances restent basiques, l’homme rachète en 1985 les Saints, la franchise de football américain de la ville. Avec les Hornets, il possède désormais les deux franchises majeures de Louisiane. A priori peu impliqué dans les futures décisions sportives des Hornets, il laissera les rênes à Dell Demps, general manager. Monty Williams, jeune coach de la franchise et qui impressionne tous les experts de la ligue pour la qualité de son travail, devrait lui rester sur le banc. n

R.R.

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Bonne nouvelle pour les fans des Hornets d’Eric Gordon : ils restent à la Nouvelle Orleans

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28 ANALYSE

As-tu des sensations différentes cette année par rapport à la saison dernière ? Ta compréhension du jeu s’est-elle améliorée ?

Oui, depuis mon passage en Euroleague, je me sens beaucoup mieux au niveau du positionnement, des déplacements sans ballon, au niveau de tout. En plus mon coach me met en confiance donc je joue mon jeu.

Le passage à Vitoria avec Dusko Ivanovic t’a beaucoup apporté ?Oui. Ma main droite a toujours été l’une de mes armes. Et là, je me sers plus de ma main gauche, je me suis amélioré dans ce domaine. Je travaille beaucoup. Et je demande des conseils à Sam (Cassell, assistant à Washington) vu qu’il a joué avec Olajuwon, on travaille le jeu dos au panier, les feintes. Le nouveau Kévin Séraphin fait des petits shakes, Je suis aussi à l’aise sur ma main gauche que sur ma main droite.

Que t’a appris Cassell par exemple ? Tout le jeu de feintes. Avant je n’en faisais pas, j’y allais cash alors que maintenant je fais une feinte de départ à gauche, départ à droite (il montre en effectuant des petits mouvements d’épaules dans le lobby de l’hôtel). J’avais besoin que l’on me montre techniquement des petits trucs comme ça et cela m’a aidé.

Lui as-tu demandé s’il pouvait te mettre en relation avec Olajuwon ? C’est le but. J’avais parlé avec Rashard Lewis (natif de Houston) à ce sujet et là Sam, donc espérons que l’on va se mettre en place. Rashard m’a dit qu’il n’y aurait pas de problème. Maintenant il faut que je voie car il y a l’échéance de l’équipe de France cet été. Mais c’est un joueur que je regarde beaucoup chez moi je regarde ses matches, j’ai demandé une vidéo au staff de 30 minutes avec tous ses mouvements. Je la mets dans le lecteur DVD et cela passe

en boucle toute la journée. J’essaye de m’inspirer.

C’est un joueur que tu connaissais quand tu as commencé à jouer au basket ?Je l’ai découvert quand je suis arrivé en NBA. La première personne à m’en avoir parlé c’est Sébastien Morin mon préparateur physique. Après j’ai commencé à regarder sur « You Tube » et sur Internet ce qu’il avait fait. Son jeu est impressionnant ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle « The Dream », il a une mobilité incroyable sur son jeu de jambes.

Les choses changent vite en NBA, en janvier tu ne jouais pas du tout et là tout te sourit et tu parles de t’entraîner avec Olajuwon.C’est vrai. Mon coach, mon agent Bouna, me disaient de rester patient, de continuer de travailler. On ne sait pas ce qui peut se passer, du jour au lendemain je pouvais être dans le cinq majeur.

Mais cela n’a pas été facile à gérer ?Ce qui était le plus frustrant pour moi c’est surtout que je suis passé en Euroleague; avant cela j’étais allé au championnat d’Europe où j’avais montré que j’étais capable de jouer contre les meilleurs intérieurs européens. C’était surtout ça le plus frustrant. On te dit d’attendre alors que tu sais que tu peux jouer. Ma première année je comprenais mais là cette année, je savais que j’avais ma place sur le terrain.

Le jeu FIBA et le jeu NBA sont différents mais as-tu appris des choses que tu peux utiliser en NBA ?En deuxième mi-temps contre Orlando ils ne sont plus venus me trapper. Parce qu’en première mi-temps, à chaque fois je ressortais la balle, je ne forçais rien. L’an dernier, je ne l’aurais pas fait, j’aurais tenté de shooter. Ces trucs là, avec Dusko (Ivanovic, le coach de Vitoria), c’était tellement précis notre jeu, qu’il ne fallait rien forcer. J’ai

Lundi soir, avec une performance de 21 points, 13 rebonds, et 5 contres contre Chicago, il a montré à Joakim Noah et à Vincent Collet que la place de pivot chez les Bleus allait devenir difficile à lui refuser. Intronisé dans le cinq majeur depuis la blessure de Nene Hilario, sur les dix derniers matches, Séraphin tourne à 15,5 points à 53%, 7,1 rebonds et 1,8 contre. Vendredi dernier, l’intérieur sophomore des Wizards s’est posé avec BasketNews dans le lobby de l’hôtel Trump à Soho.

Propos recueillis par Pascal GIBERNÉ, à New York.

donc progressé sur ma compréhension du jeu. Et j’étudie aujourd’hui les jeux de tous mes adversaires, Al Horford, Dwight Howard, mais aussi Shaq. Et aussi Kevin Love, Dennis Rodman, je cherche à comprendre et un mimétisme se met en place.

C’est intéressant de te regarder car tu te déplaces très vite pour un joueur de ta taille et on n’a pas l’habitude de voir ça. As-tu l’impression que ton jeu surprend tes adversaires ?Je pense oui. Je ne jouais pas et un trade se passe (ndlr : départ de JaVale McGee, arrivée de Nene) et je commence à jouer. Mais j’ai aussi toujours dit que ma première saison en NBA, elle était fausse, ce n’était pas vraiment moi. Physiquement, je n’étais pas en forme. Je suis arrivé encore blessé et j’ai dû changer mon jeu, je ne sautais plus comme avant, je ne me déplaçais plus comme avant. C’est vraiment cet été, avec l’équipe de France, que j’ai retrouvé mon état de forme et que tout s’est enchaîné.

Quels joueurs te posent des problèmes ? En attaque, Tyson Chandler car il est actif. Bynum aussi il est lourd et plus grand. Il me pose énormément de problème. Après en défense, Al Jefferson de Utah. C’est dur contre lui il utilise ses deux mains. Il fait plein de feintes, tu ne sais pas quand il faut sauter. Il a mis 34 points contre nous. Je suis rentré 3-4 minutes dans le premier quart-temps. Il m’a mis huit points d’affilé, je suis sorti et après, le second quart-temps c’était mieux mais dur tout de même. Les joueurs les plus durs sont ceux qui sont bons techniquement. Et pas forcément les plus costauds, ou ceux qui sautent le plus haut. Jefferson n’a pas besoin d’aller dans la raquette pour scorer. Il est ambidextre, il fait ce qu’il veut.

Sens-tu que le regard a changé sur toi ? Tes adversaires qui ne te calculaient pas avant le match viennent te dire bonjour aujourd’hui ?Dwight (Howard) est venu me voir à la mi-temps du match contre Orlando. Il parlait avec John (Wall) et John m’a appelé et m’a dit qu’il voulait me parler. Dwight m’a dit qu’il avait vu que j’avais progressé main gauche. Et après le match, il m’a dit de continuer à travailler dur. C’est la première fois que cela m’arrivait. Cela m’a fait plaisir.

Maintenant que tu joues beaucoup, quelle est ta relation avec Randy Wittman, le coach ?Ce que j’aime bien avec Wittman, c’est que son regard, son attitude n’a pas changé. Il n’agit pas différemment avec moi. Hier encore (jeudi dernier), il m’a engueulé à l’entraînement. Il voulait que je tire des lancers-francs et après j’ai mis un petit dunk et cela ne lui a pas plu. Il n’a pas envie que je prenne la grosse tête. Il fait tout pour me montrer que rien n’a changé et de ne pas écouter les louanges, de continuer de travailler, de rester concentré. Wittman, dès qu’il a pris les commandes de l’équipe, il m’a convoqué dans son bureau et m’a dit : tu sais, avec moi tu auras ta chance, maintenant à toi de la saisir.

La grosse différence maintenant est due seulement au départ de JaVale (McGee) et à

KÉVIN SÉRAPHIN (WASHINGTON WIZARDS)

« JE SAVAIS QUE J’AVAIS MA PLACE »

« Je me demandais s’ils se rendaient compte de mon potentiel »

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29ANALYSE

Depuis que tu joues bien, as-tu été contacté par Vincent Collet ?Non, pas de contact avec le staff de l’équipe de France. Mais Ronny et Tony m’ont appelé, de même que Rodrigue, bien sûr. Je sais que je vais être appelé en équipe de France pour le stage. Du moment que l’on m’appelle pour le stage c’est le principal.

Sens-tu que c’est à Washington que tu vas pouvoir maximiser ton potentiel ?Je ne sais pas. C’est une question difficile. Après cela dépend. Mon but c’est de rester à Washington. Je suis content d’avoir vu ce qu’était la NBA dans une mauvaise équipe. Le but est de partir de rien et d’aller le plus loin possible avec cette équipe.

Tu sens que c’est une équipe qui fonde beaucoup d’espoirs en Kévin Séraphin ? En début de saison, je me posais la question. J’avais confiance en moi et je me demandais s’ils se rendaient compte de mon potentiel, que j’étais capable de jouer. Et maintenant oui je sais qu’ils en ont conscience. Surtout mon coach, Witt. Même quand il était assistant.

Pourquoi ? Il venait te voir pour t’encourager ?Une fois on avait fait un mauvais match. Je n’avais pas joué beaucoup. Witt s’était énervé dans les vestiaires, en disant que l’on ne pouvait pas jouer comme ça, que c’était un manque de respect. Et qu’il allait faire tout son possible pour que les mecs qui se battent et qui travaillent dur, et qui ne jouent pas actuellement, aient leur chance. Et il me regardait en disant cela. C’était un message. J’ai tout de suite compris.

Est-ce que pendant le mois de janvier alors que tu ne jouais pas, tu t’es demandé si tu avais le niveau ?(Il hésite) Honnêtement ? Oui cela m’est arrivé. J’étais dans ma chambre, je n’étais pas en confiance après le match contre Chicago (le 11 janvier dernier, 0 sur 4 en 8 minutes) et je me suis dit : peut-être que je n’ai pas le niveau NBA. J’étais mal. Je me suis fait contrer quatre fois, j’ai fait des airballs, je n’arrivais pas à jouer. En plus, Saunders me fait jouer et en gros il m’a dit ensuite : tu vois on t’a donné ton opportunité et tu n’as pas su la saisir. Cela m’a vraiment tué. Cela m’a fait réfléchir. Je me demandais si j’allais rejouer. Je me suis mis à penser. Le doute s’est installé. Et c’est un match qui a tout changé contre Philadelphie (le 13 janvier) ! On a perdu de 30 points mais en fin de match j’ai commencé à taffer et là je me suis dit : ben non en fait, tu as le niveau. Le problème ne venait pas moi.

C’est hallucinant de penser que le mental peut avoir un tel impact ?Et je peux te dire que c’est une situation difficile parce que mentalement je suis dur. Ivanovic et Erman (Kunter), ce sont des gars durs et à aucun moment avant je n’avais eu des moments de doutes comme cela. J’ai toujours été quelqu’un de confiant. Et là en début de saison, ce n’était pas ça. C’est Witt qui a tout changé pour moi. Là je suis heureux. n

l’augmentation de ton temps de jeu ?Je pense que j’ai progressé même en étant sur le banc. J’ai observé. JaVale est parti, Nene est blessé, cela m’a mis en confiance.

Vous semblez très proche avec Nene. Parfois certaines stars ne sont pas disposées à aider les petites jeunes…Oui mais lui non et c’est pour cela que j’ai beaucoup de respect pour lui. On est au même poste et là il est blessé. Il n’était pas obligé de me donner des conseils. Mais il le fait. Avant chaque match il me donne des conseils suivant mon adversaire direct. On se voit en dehors du terrain, il est posé dans sa tête. S’il y a des sorties organisées au sein de l’équipe, il me dit de ne pas y aller et de me reposer. Il est extrêmement protecteur.

Comment gères-tu ton nouveau statut ? Pas de tentation ?Je ne sais pas si c’est l’éducation de mes parents mais cela ne me fait pas changer. Cela ne me monte pas à la

tête. Pour être honnête avec toi, depuis le trade je ne sors plus. Et quand j’y pense lors des « day off », Nene me dit non. Je suis sur une bonne lancée ce serait bête d’aller me fatiguer en allant en boite. La saison se termine bientôt, en plus. Et je sais que je vais jouer 30 minutes par match, le rythme est intense j’ai besoin de me reposer.

Il y a eu un Kévin Séraphin avant et après le trade ?Totalement. Depuis le moment où j’ai pris conscience que j’allais avoir un rôle à jouer, je pense à cette phrase de mon père : « Il faut toujours être là au bon moment. » Il me répétait ça tout le temps. Je me conditionne pour jouer le mieux possible.

Mais avec une équipe de Washington qui n’ira pas en playoffs, que voulez-vous montrer ?On veut envoyer un message, montrer que l’on se sera plus des losers. Il y a une nouvelle équipe et l’année prochaine on sera différent.

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JEUDI 13 OCTOBRE 2011 - N° 573

BasketNews n°573 - jeudi 13 octobre 2011

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31SALUT ! ÇA VA ?Propos recueillis par Jérémy BARBIER

Salut Pape ! Ça va ?

Ça va, on fait aller. On prépare le prochain match et on va essayer

de se maintenir (ndlr : entretien réalisé vendredi dernier).

On a pu te voir pour le week-end de Pâques

en tête d’affi che de la dernière campagne

promotionnelle de la LNB. Comment est-ce

que l’on t’a présenté ce projet ?

En fait, ils m’ont surtout demandé si ça ne me gênait pas par rapport à la religion mais comme le but était avant tout de promouvoir le basket, il n’y avait pas de souci. Et comme c’est un montage, il n’y avait pas non plus beaucoup d’efforts à faire.

Dans la foulée, tu établissais ton record

de points sous le maillot de Poitiers (20

points et 10 rebonds contre Paris). Tu te

devais d’assurer après cette petite pub ?

(Il rit) Je ne pense pas qu’il y ait un rapport. Si c’est le cas, je pense que je vais faire des campagnes plus souvent. C’était simplement encore un match important.

C’était contre Lamont Hamilton, un pivot

au profi l plus costaud. C’est le genre

d’opposition qui te convient ?

Il a maigri cette saison, je le trouve assez mobile, agile et physique à la fois, c’est ce qui fait sa force. Ça dépend vraiment du type de joueurs, je n’ai pas vraiment de préférence en particulier. Il y en a qui sont plus chiants à défendre, pas forcément parce qu’ils sont physiques mais parce qu’ils ont d’autres talents.

Tu as une bête noire en Pro A ?

J’en ai plein. (Il sourit) Si on prend Uche, Claude Marquis, Batista, ce sont des adversaires diffi ciles.

La campagne expliquait qu’avec « Trois

Pape dans une même Ligue, c’est un

« Heroes of Might and Magic 3 », « Flashback » et « X-Com, Terror from the Deep ».

Tu arrives à partager cette passion avec

d’autres joueurs du championnat ?

Pas vraiment. Les joueurs sont plutôt dans les jeux actuels. Moi, c’est plus ceux des années 1990 que je préfère.

Tu as une vieille Atari que tu sors

régulièrement du placard ?

(Il rit) Moi, j’étais plutôt Amstrad CPC avec « Aligator ». Je pense que certains doivent

péché de ne pas suivre la LNB ».

Alors, quel est le plus gros péché

de Pape Badiane ?

Le plus gros péché ? On va dire les écrans. (Il éclate de rire) Tout ce qui est plasma, LED, écrans d’ordi. Je suis péché high tech à fond.

Si Pape Badiane siégeait au

Vatican, quelle serait sa première

mesure ?

Ma première mesure ? Je ne sais pas. (Il réfl échit) Autoriser la capote ! C’est ma femme qui vient de me la souffl er celle-là. (Il rit)

On sait ta passion pour

l’informatique. Tu serais plutôt un

Pape moderne, genre Facebook et

Twitter ?

Ouais, je suis 2.0 à fond. J’aime me renseigner sur les nouvelles technologies et savoir comment les exploiter. J’aimerais bien faire ma reconversion un peu là-dedans donc je me tiens toujours à la page.

Justement, tu as lancé un site Internet

(www.unikgamer.com ou .fr) consacré

à l’univers du jeu vidéo. Quel en est le

principe ?

J’ai eu l’idée quand j’étais à Roanne en 2007 et je l’ai lancé en 2009. Pour l’instant, c’est juste un site de classement de jeux vidéo. La deuxième étape sera d’en faire un réseau social pour que tout le monde puisse partager sa liste avec ses amis sur Internet. Il y a beaucoup d’Américains, d’Anglais et de Canadiens sur le site. Je vise les joueurs mondiaux. Après la prochaine étape, j’espère qu’on aura beaucoup plus de monde.

Quel est ton Top 3 ?

(Il rit) Je suis un gros joueur mais je ne suis pas certain que les gens connaissent ces jeux. Je vais quand même me lancer :

connaître. Je suis vraiment old school. (Il rit)

Ton site compte presque 3.500 membres.

Tu n’as pas obligé tes coéquipiers à

s’inscrire ?

Non, pas encore. Pour l’instant, j’essaie vraiment de cibler le joueur vraiment hardcore. Je sais qu’il y en a qui jouent beaucoup parmi les joueurs de Pro A mais ce ne sont pas vraiment des joueurs hardcore, même s’ils le disent. (Il rit) ■

« JE SUIS 2.0 À FOND »JF

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PAPE BADIANE (POITIERS)

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